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En poco más de veinte minutos, incluyendo el tiempo de descuento, el futbolista turco firma una actuación estelar con asistencia a Mbappé.

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A Russian drone washed up on a Baltic Sea beach in Rusinowo, near the Polish town of Jarosławiec, Poland’s Defense Minister Władysław Kosiniak-Kamysz said.
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El Gobierno difundió el memorándum que sustenta su programa de tres años con el Fondo Monetario Internacional (FMI). El plan concentra el peso del ajuste en 2026 y 2027, cuando la economía seguirá en contracción, y sus efectos recaerán, sobre todo, en las familias a través de los precios y el crédito. El documento parte de una situación fiscal y ... Leer más
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美聯社報道,今年夏季以來,俄羅斯國內再次出現一波移民焦慮。烏克蘭無人機襲擊俄羅斯境內引發燃料短缺、俄羅斯國內可能再次軍事動員的傳言以及日益嚴格的互聯網限制,讓一些俄羅斯人開始重新考慮離開自己的國家。
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美联社报道,今年夏季以来,俄罗斯国内再次出现一波移民焦虑。乌克兰无人机袭击俄罗斯境内引发燃料短缺、俄罗斯国内可能再次军事动员的传言以及日益严格的互联网限制,让一些俄罗斯人开始重新考虑离开自己的国家。
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Черемушкинский суд Москвы запретил доступ к трем страницам пиратских сайтов, где был опубликован роман американской писательницы Рэйчел Рид «Жаркое соперничество». На решение в картотеке суда обратило внимание издание «Верстка».
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Hocking College student Gavin McCaulley has been named a 2026 Chime Workforce Scholar. The post Hocking College student athlete named 2026 Chime Workforce Scholar appeared first on Athens County Independent.
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Kinshasa – Les funérailles des 27 victimes de l’incendie qui, le 10 septembre, a ravagé une école dans le quartier de Cimpunda à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont eu lieu aujourd’hui, 14 septembre .Parmi les victimes figurent six adultes, les autres étant des mineurs, élèves de l’école touchée par l’incendie. À la douleur de la population s’ajoute l’angoisse suscitée par la série d’incendies qui frappe la ville depuis au moins une semaine, actuellement aux mains des rebelles du M23.Selon un communiqué de la coordination provinciale de la société civile du Sud-Kivu, transmis à l’Agence Fides, « en moins d’une semaine, des centaines d’habitations, deux écoles, une église et la galerie commerciale de 66 boutiques du marché de Kadutu ont été réduites en cendres ». À cela s’ajoutent les 40 habitations de Ponzi, où l’on dénombre trois morts, et les 174 familles qui se sont retrouvées sans abri à Nyamugo. Citant les chiffres de l’administration congolaise basée à Uvira, dernier bastion du gouvernement de Kinshasa au Sud-Kivu, le communiqué affirme que 2 500 habitations ont été détruites par le feu entre juillet et août de cette année.Il s’agit d’« une catastrophe humanitaire », affirme la société civile de Bukavu, qui demande des comptes à l’administration du M23.Elle demande notamment où se trouvent les services de lutte contre les incendies et pourquoi les causes des incendies n’ont pas fait l’objet d’une enquête. « Tout incendie sans enquête est une forme de complicité », affirme le communiqué. La société civile rappelle en outre que l’administration contrôlée par le M23 impose par la force le paiement des impôts à la population locale, sans offrir aucune contrepartie, notamment à ceux qui ont perdu leur logement à cause des incendies.La société civile de Bukavu lance donc un appel à la communauté internationale et aux autorités de la RDC afin qu’elles viennent en aide aux 12 000 personnes qui se trouvent dans une situation de « vulnérabilité extrême ».La société civile conclut en demandant une aide d’urgence pour les communautés touchées par les incendies, la mise en service des quatre camions de pompiers offerts par un magnat local et la reconstruction des deux écoles détruites.
Kinshasa – Les funérailles des 27 victimes de l’incendie qui, le 10 septembre, a ravagé une école dans le quartier de Cimpunda à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont eu lieu aujourd’hui, 14 septembre .Parmi les victimes figurent six adultes, les autres étant des mineurs, élèves de l’école touchée par l’incendie. À la douleur de la population s’ajoute l’angoisse suscitée par la série d’incendies qui frappe la ville depuis au moins une semaine, actuellement aux mains des rebelles du M23.Selon un communiqué de la coordination provinciale de la société civile du Sud-Kivu, transmis à l’Agence Fides, « en moins d’une semaine, des centaines d’habitations, deux écoles, une église et la galerie commerciale de 66 boutiques du marché de Kadutu ont été réduites en cendres ». À cela s’ajoutent les 40 habitations de Ponzi, où l’on dénombre trois morts, et les 174 familles qui se sont retrouvées sans abri à Nyamugo. Citant les chiffres de l’administration congolaise basée à Uvira, dernier bastion du gouvernement de Kinshasa au Sud-Kivu, le communiqué affirme que 2 500 habitations ont été détruites par le feu entre juillet et août de cette année.Il s’agit d’« une catastrophe humanitaire », affirme la société civile de Bukavu, qui demande des comptes à l’administration du M23.Elle demande notamment où se trouvent les services de lutte contre les incendies et pourquoi les causes des incendies n’ont pas fait l’objet d’une enquête. « Tout incendie sans enquête est une forme de complicité », affirme le communiqué. La société civile rappelle en outre que l’administration contrôlée par le M23 impose par la force le paiement des impôts à la population locale, sans offrir aucune contrepartie, notamment à ceux qui ont perdu leur logement à cause des incendies.La société civile de Bukavu lance donc un appel à la communauté internationale et aux autorités de la RDC afin qu’elles viennent en aide aux 12 000 personnes qui se trouvent dans une situation de « vulnérabilité extrême ».La société civile conclut en demandant une aide d’urgence pour les communautés touchées par les incendies, la mise en service des quatre camions de pompiers offerts par un magnat local et la reconstruction des deux écoles détruites.
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Berlin - Partidul naționalist-autoritar AfD înregistrează creșteri electorale semnificative şi în vestul Germaniei, reușind, în mod paradoxal, să atragă sprijinul unor comunități de migranți prin discursuri axate pe securitate și conservatorism. Acest avans pune sub o presiune uriașă partidele tradiționale, în special Uniunea Creștin-Democrată (CDU), unde lideri marcanți cer abandonarea „cordonului sanitar” din jurul AfD și contestă viitorul politic al lui Friedrich Merz. În plan extern, şefa guvernului italian Giorgia Meloni critică deschis izolarea AfD, susținând că ignorarea problemelor ridicate de partidele identitare este o strategie eșuată.
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Președintele UDMR, Kelemen Hunor, a declarat, luni, că partidele nu au depășit blocajul de săptămâna trecută în ceea ce privește desemnarea unui Guvern cu puteri depline. "Din punctul meu de vedere, lucrurile sunt foarte simple: PNL și PSD trebuie să ajungă la o oarecare înțelegere, la un oarecare compromis, dacă vrem să depășim acest moment", a adăugat liderul UDMR.
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Președintele UDMR, Kelemen Hunor, a declarat, luni, că partidele nu au depășit blocajul de săptămâna trecută în ceea ce privește desemnarea unui Guvern cu puteri depline. "Din punctul meu de vedere, lucrurile sunt foarte simple: PNL și PSD trebuie să ajungă la o oarecare înțelegere, la un oarecare compromis, dacă vrem să depășim acest moment", a adăugat liderul UDMR.
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par Paul Han Qingping* Shijiazhuang – L’Agence Fides publie l’article du prêtre chinois Pauo GHan afin d’alimenter la réflexion et l’approfondissement, en vue du prochain centenaire de l’ordination de six Évêques chinois consacrés par Pie XI dans la basilique vaticane le 28 octobre 1926§§§Une commémoration du centenaireLe 28 octobre 1926, six prêtres chinois – Odorico Cheng Hede , Melchior Sun Dezhen , Joseph Hu Ruoshan , Philippe Zhao Huaiyi , Simon Zhu Kaimin et Aloysius Chen Guodi – ont été ordonnés Évêques par le pape Pie XI dans la basilique Saint-Pierre à Rome. Cet événement historique eut lieu exactement 241 ans après que le père Luo Wenzao , originaire de Fu’an, dans le Fujian, eut été consacré premier Évêque chinois en 1685.Pour l’Église catholique en Chine, la nomination de Chinois autochtones à la tête des Églises locales n’a pas été simplement une question de changement de personnel, mais une étape importante sur la voie véritable de l’indigénisation et de l’autonomie de l’Église. Cela a marqué le début de l’abandon progressif, par l’Église chinoise, de son identité d’« Église missionnaire » sous le système colonial et de « patronage » , exercé par l’Espagne et le Portugal depuis l’époque des grandes explorations, pour évoluer vers une Église locale dirigée par un clergé autochtone, s’exprimant à travers la culture chinoise et assumant sa propre mission pastorale.Un siècle plus tard, alors que nous commémorons cet événement historique, il est naturel et opportun de réfléchir à l’«Accord provisoire» signé entre la Chine et le Saint-Siège le 22 septembre 2018, concernant la nomination des Évêques. Bien que cet accord fasse encore l’objet d’ajustements, de mises à jour et d’améliorations constants et qu’il n’ait pas entièrement résolu toutes les questions complexes restées en suspens dans les relations sino-vaticanes, il a néanmoins établi un cadre opérationnel sur la question cruciale des nominations et des consécrations épiscopales. Il a ainsi contribué à surmonter les divisions de longue date au sein de l’Église, causées par l’opposition entre «légal» et «illégal» et entre «public» et «clandestin».Dans ce contexte, la « sinisation de la religion », ou plus précisément la « sinisation du catholicisme », ne devrait pas être considérée simplement comme une politique administrative ou une stratégie diplomatique ; elle devrait plutôt être envisagée comme une question complexe qui touche à l’ecclésiologie, à l’identité culturelle, à la pratique pastorale et aux modèles d’évangélisation.I. De Luo Wenzao aux six Évêques chinois : le long chemin vers une Église autochtoneNé à Fu’an, dans le Fujian, en 1616, Luo Wenzao fut baptisé dans l’Église catholique avant d’atteindre l’âge adulte. En 1654, il reçut une formation approfondie aux Philippines et fut ordonné prêtre, devenant ainsi le premier prêtre chinois. Vingt ans plus tard, en 1674, il fut nommé Évêque du Vicariat Apostolique de Nankin par le Pape Clément X, mais sa consécration fut artificiellement retardée de près de onze ans en raison de l’opposition du père Antonius Calderón, provincial dominicain de Manille. Ce n’est qu’en 1685, grâce à l’intervention directe du Saint-Siège, que Luo Wenzao fut ordonné Évêque à Guangzhou par Mgr Bernardinus della Chiesa. Peu après son ordination, en 1688 , il ordonna prêtres Wan Qiyuan, Wu Yushan et Liu Yunde, qui possédaient chacun des compétences différentes dans le domaine des études traditionnelles chinoises et des sciences et technologies occidentales. Cela démontre clairement la grande priorité et l’engagement urgent qu’il accordait à la formation d’un clergé autochtone qualifié et compétent.À première vue, l’opposition du père Calderón et de quelques autres à la nomination de Luo Wenzao comme Évêque de l’Église en Chine semblait découler de doutes quant à ses capacités personnelles et d’un mécontentement face à son soutien à la stratégie d’« adaptation culturelle » précédemment défendue par Matteo Ricci. La raison la plus profonde résidait toutefois dans les problèmes structurels qui prévalaient au sein du système missionnaire européen du XVIIe siècle. Pendant longtemps, l’œuvre missionnaire catholique a dépendu dans une large mesure des mécanismes de fonctionnement des empires coloniaux européens et des divers ordres religieux. Bien que Matteo Ricci eût proposé le principe de l’« adaptation », dans l’espoir d’enraciner le christianisme dans la culture chinoise, dans la pratique, la direction de l’Église chinoise resta entre les mains des missionnaires étrangers. Même si le nombre de prêtres autochtones augmentait constamment, ceux-ci ne parvenaient pratiquement pas à accéder à un véritable pouvoir décisionnel. De plus, les controverses politiques et diplomatiques découlant du « Padroado » ont transformé ce qui n’était au départ que des désaccords internes entre les différents camps de missionnaires européens concernant les rites traditionnels chinois en un conflit diplomatique entre la Sainte-Siège et la dynastie Qing, jetant ainsi les bases du futur « édit d’interdiction du catholicisme » promulgué par l’empereur Kangxi ; dont les effets négatifs perdurent encore aujourd’hui.À partir du XIXe siècle, avec la signature d’une série de traités inéquitables tels que le Traité de Nankin, le Traité de Wangxia et le Traité de Tianjin, le développement du catholicisme en Chine s’est trouvé de plus en plus marqué par l’expansion impérialiste. Les liens historiques complexes entre l’Église et les puissances occidentales ont rendu de plus en plus urgente la question de savoir « comment l’Église chinoise pourrait devenir véritablement l’Église du peuple chinois » . Ainsi, la consécration de six Évêques chinois en 1926 ne fut pas simplement une question de réorganisation interne à l’Église ; elle marqua la reconnaissance croissante, de la part du Saint-Siège, que l’Église universelle ne pouvait prospérer qu’en s’enracinant dans les cultures locales et en confiant sa direction au clergé autochtone. Cette vision renouvelée s’inspirait largement de la Lettre apostolique *Maximum Illud*, publiée en 1919. Après avoir été témoin de la tragédie de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle divers missionnaires à travers le monde s’étaient affrontés en raison des intérêts des différentes nations, le pape Benoît XV a non seulement souligné l’importance de former le clergé local, mais a également mis en garde contre le risque de confondre l’œuvre missionnaire avec les intérêts coloniaux.Parallèlement, le processus d’« indigénisation » de l’Église catholique a également nécessité les efforts conjoints d’un groupe de personnes visionnaires, tant chinoises qu’étrangères. Parmi celles-ci, il convient de mentionner ces figures marquantes : le père Vincent Lebbe, arrivé en Chine en 1901 et qui passa par la suite de l’ordre vincentien belge à la Congrégation chinoise locale de Saint-Jean-Baptiste ; l’Archevêque Celso Costantini, premier représentant pontifical en Chine, arrivé dans le pays en 1922, qui convoqua à Shanghai en 1924 le premier Conseil plénier de l’Église catholique et accompagna personnellement à Rome, en 1926, les six prêtres chinois susmentionnés pour leur consécration épiscopale ; Ma Xiangbo, qui a sacrifié le patrimoine familial au nom de l’éducation moderne et du patriotisme ; Ying Lianzhi, qui s’est consacré à l’éducation moderne et au journalisme ; ainsi que Lu Hongnian, Wang Suda et Chen Yuandu, qui ont su allier de manière harmonieuse la peinture traditionnelle chinoise à la foi de l’Église.Il convient de noter que Pie XI a souligné, lors de la cérémonie de consécration, que l’Église chinoise devait former son propre clergé et ses propres dirigeants. Cette ligne de pensée a ensuite été développée plus avant par le Concile Vatican II, notamment dans les encycliques *Lumen Gentium* et *Ad Gentes*, et est finalement devenue l’un des principes clés du Concile concernant la croissance et la maturité des Églises locales.II. L'accord provisoire de 2018 : une réponse réaliste aux questions historiquesSi la consécration de 1926 abordait la question de savoir « si un Chinois pouvait devenir Évêque chinois », l’« Accord provisoire » de 2018 a abordé celle de savoir « comment les Évêques chinois devraient être nommés ». Depuis la fondation de la République populaire de Chine, l’Église catholique en Chine a connu un processus de développement complexe et semé d’embûches. En raison de multiples facteurs, notamment politiques, idéologiques et liés aux relations internationales, la nomination des Évêques a longtemps été l’une des questions les plus délicates entre le Saint-Siège et la Chine.Pendant des décennies, la coexistence de l’« Église clandestine » et de l’« Église officielle », bien qu’elle ait eu des raisons pratiques liées à des conditions historiques spécifiques, a également laissé de profondes cicatrices dans la vie de l’Église : premièrement, la communion ecclésiale a été remise en question ; deuxièmement, la gouvernance de l’Église locale s’est heurtée à des difficultés ; troisièmement, une division identitaire de longue date a existé au sein de la communauté des fidèles ; quatrièmement, l’œuvre d’évangélisation a été constamment minée par des controverses politiques et diplomatiques. L’«accord provisoire » signé en 2018 n’était pas un projet institutionnel parfait, mais il reconnaissait au moins un fait fondamental : dans la Chine contemporaine, la question de la nomination des Évêques ne peut être dissociée de la structure politique actuelle de l’État, ni des principes théologiques catholiques de la succession apostolique et de la communion avec le successeur de saint Pierre. En ce sens, cet accord n’est pas un simple compromis diplomatique entre les deux parties, mais une exploration historique. Il cherche à trouver un nouvel équilibre entre la souveraineté nationale et l’universalité de l’Église.III. Réinterpréter la « sinisation de la religion » dans l’esprit du Concile Vatican IIPendant longtemps, le concept de « sinisation de la religion » a été débattu dans un contexte politique et considéré par de nombreux médias et responsables ecclésiastiques comme une « stratégie administrative » de l’État visant à contrôler la vie religieuse. Cependant, appréhender cette proposition exclusivement sous un angle politique ou idéologique conduit facilement à en négliger la signification sociale et culturelle plus profonde. Le Concile Vatican II avait déjà fourni un cadre théologique important pour clarifier la relation entre l’universalité et la catholicité de l’Église catholique et la diversité locale.Le terme théologique clé adopté par le Concile Vatican II sur ce thème est « inculturation ». Il désigne le processus par lequel l’Évangile, sans perdre son essence spirituelle, « s’implante, prend racine, germe, fleurit et porte du fruit » au sein de la langue, des valeurs, des symboles et de l’expérience historique d’un peuple donné.Plusieurs textes ont approfondi ce concept sous différents angles. Pour ne citer que quelques exemples :Le document *Sacrosanctum Concilium* affirme que, même dans la liturgie, l’Église n’entend pas imposer une uniformité rigide sur des questions qui ne concernent pas la foi ou le bien de l’ensemble de la communauté ; au contraire, elle respecte et valorise le génie et les talents des différentes races et des différents peuples. Tout ce qui, dans le mode de vie de ces peuples, n’est pas indissolublement lié à la superstition et à l’erreur, elle l’examine avec bienveillance et, si possible, le conserve intact. Parfois, en effet, elle admet ces éléments dans la liturgie elle-même, à condition qu’ils s’harmonisent avec son esprit véritable et authentique .La *Lumen Gentium* enseigne : « Mais comme le Royaume du Christ n’est pas de ce monde , l’Église, Peuple de Dieu par qui ce Royaume prend corps, ne retire rien aux richesses temporelles de quelque peuple que ce soit, au contraire, elle sert et assume toutes les capacités, les ressources et les formes de vie des peuples en ce qu’elles ont de bonVen les assumant, elle les purifie, elle les renforce, elle les élève.La Gaudium et Spes souligne : Comme de plus, de par sa mission et sa nature, l’Église n’est liée à aucune forme particulière de culture, ni à aucun système politique, économique ou social, par cette universalité même, l’Église peut être un lien très étroit entre les différentes communautés humaines et entre les différentes nations. .La constitution *Ad Gentes* affirme explicitement que, à partir de la graine qu’est la Parole de Dieu, les Églises particulières autochtones devraient être suffisamment consolidées et croître dans le monde entier, dotées d’une maturité et de forces vitales qui leur sont propres. Sous leur propre hiérarchie, avec le peuple fidèle et dotées des moyens nécessaires pour mener une vie chrétienne épanouie, elles devraient apporter leur contribution au bien de toute l’Église. En d’autres termes, la « catholicité » mise en avant par le Concile Vatican II ne consiste pas en une uniformité dans l’expression culturelle et liturgique, dans les formes d’organisation ou dans les modèles de gestion ; elle consiste plutôt, tout en préservant le cœur de la foi, à permettre aux différentes cultures et civilisations de développer leurs propres modes d’expression.Cinquante ans après le Concile Vatican II, le Pape François a encore approfondi, dans son exhortation *Evangelii Gaudium*, l’idée selon laquelle le message chrétien n’est pas une forme culturelle unique, mais peut trouver sans cesse de nouvelles expressions dans les expériences historiques des différentes nations . Cette idée, dans le Document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, dont le thème était « Pour une Église synodale : communion, participation, mission », est résumée par l’expression « unité dans la diversité », et non « uniformité » . Par conséquent, pour que la « sinisation de la religion » ait une véritable vitalité, elle ne devrait pas viser une simple adaptation du christianisme à la culture chinoise, ni constituer une assimilation complète de la religion par la culture. Elle devrait plutôt permettre une influence réciproque plus profonde entre la foi et la civilisation chinoise, tout en préservant le cœur du message évangélique.IV. Le véritable défi de la « sinisation » : de l'adaptation institutionnelle à la créativité spirituelleSi le principal problème auquel l’Église chinoise a été confrontée au XXe siècle était celui de l’indépendance institutionnelle, alors le plus grand défi pour l’Église chinoise au XXIe siècle est, à mon avis, la création spirituelle. En effet, la culture chinoise possède des ressources intellectuelles et religieuses extrêmement riches :le renai et le xiushen du confucianisme, le principe de conformité à la nature et le wuwei wubuwei du taoïsme, ainsi que la notion de nyat? et la pratique de la compassion du bouddhisme, etc., offrent tous de nouveaux espaces d’interprétation pour le christianisme.Par le passé, des missionnaires tels que Matteo Ricci, Giulio Aleni et Martino Martini se sont efforcés de trouver des points de convergence entre l’Évangile et la culture chinoise, mais ce travail reste inachevé. Aujourd’hui, ce dont l’Église chinoise a besoin, ce n’est pas simplement un recours accru à la liturgie, aux styles architecturaux et à la musique populaire chinois, mais bien la création d’une expression authentiquement chinoise de la foi chrétienne aux niveaux philosophique, théologique, anthropologique, spirituel et psychologique. Cette tâche, en réalité, transcende la notion conventionnelle d’« indigénisation » et s’inscrit dans le domaine plus vaste du dialogue authentique et de l’apprentissage mutuel entre les civilisations. À cet égard, la collaboration entre le célèbre psychologue suisse du XXe siècle Carl Jung, le sinologue et missionnaire allemand Richard Wilhelm et le prix Nobel autrichien de physique Wolfgang Pauli offre un exemple particulièrement éclairant.Wilhelm fit découvrir à la communauté intellectuelle européenne des classiques chinois tels que *Le secret de la fleur d’or : un livre chinois sur la vie* et le *I Ching* . Jung, quant à lui, s’est inspiré de ces traditions non seulement dans son travail thérapeutique auprès de Pauli pendant la crise psychologique que ce dernier traversait, mais aussi dans l’élaboration d’une vision plus large qui, encouragée par les intuitions de Pauli sur la physique moderne, a dépassé les limites du rationalisme occidental et de la science mécaniste. Selon la conception de Jung, la dynamique taoïste du yin et du yang, la pratique bouddhiste de la méditation Vipassana et l’expérience chrétienne de la conversion spirituelle ne sont pas des systèmes qui s’excluent mutuellement, mais différentes expressions des profondeurs de la psyché humaine. Ses théories sur l’individuation, son concept de synchronicité et son exploration de l’inconscient collectif ont tous été façonnés, au moins en partie, par sa rencontre avec la sagesse intemporelle de la pensée chinoise.Il convient de noter que Jung ne s’est pas contenté d’« orientaliser » le christianisme, ni d’intégrer la pensée orientale dans un cadre occidental. Au contraire, il a tenté d’établir un nouveau langage spirituel à travers la rencontre entre deux civilisations. Pour l’Église chinoise, qui est aujourd’hui confrontée à la « sinisation de la religion », cette expérience offre d’importantes pistes de réflexion : la véritable sinisation du christianisme ne consiste pas à réduire l’Évangile à des règles éthiques et à une transmission institutionnelle, ni à réduire la culture chinoise à un simple ornement religieux. Elle exige plutôt la création de nouvelles façons d’appréhender les mystères tant du cosmos que de l’existence humaine, à travers un dialogue constant et un enrichissement mutuel des grandes traditions spirituelles du monde.La contribution la plus significative de l’Église chinoise à l’avenir pourrait donc résider non pas tant dans le développement institutionnel , mais dans le fait d’offrir au monde une nouvelle perspective humaniste intégrant l’esprit chrétien, la sagesse chinoise et la conscience scientifique moderne. À cet égard, le père Pierre Teilhard de Chardin, ce prêtre jésuite français qui a vécu et travaillé en Chine pendant plus de vingt ans en tant que géologue, paléontologue, philosophe et mystique, reste une figure de référence et une source d’inspiration. Au cours des années passées en Chine, il a rédigé certains de ses ouvrages les plus influents, parmi lesquels *La Messe sur le monde*, *L’Environnement divin* et *Le Phénomène humain*.Ses paroles, écrites depuis la Chine en 1926 à son cher ami le père Auguste Valensin, restent aujourd’hui étonnamment d’actualité : « En réalité, nous ne sommes plus vraiment “catholiques” ; nous défendons plutôt un système, une secte ». Ces mots continuent d’interpeller l’Église et de l’amener à se demander si sa mission consiste simplement à préserver les structures héritées ou, plus profondément, à incarner l’universalité, l’ouverture et la vitalité créatrice que le mot « catholique » lui-même signifie.Conclusion : la véritable signification de la commémoration du centenaireEn 1685, après un parcours long et tortueux, Luo Wenzao, le premier prêtre chinois, fut ordonné premier Évêque chinois, symbolisant ainsi le début de l’« enfance » de l’Église chinoise. L’ordination de six Évêques chinois en 1926 marqua le passage de l’Église chinoise à l’« âge adulte ». L’«accord provisoire» de 2018 représente, à mon avis, les efforts constants de l’Église chinoise pour cultiver sa propre «personnalité mature».Tout comme nous commémorons aujourd’hui la consécration historique de six Évêques chinois survenue il y a un siècle, dans un siècle , la signification de la commémoration de la signature de l’« accord provisoire » sur la nomination des Évêques chinois ne résidera peut-être pas dans la relecture d’un document dont le contenu n’a pas encore été rendu public, mais dans le fait de répondre à nouveau à une question récurrente : Comment l’Église catholique en Chine peut-elle maintenir la communion avec l’Église universelle tout en s’enracinant véritablement dans la société chinoise, dans la culture chinoise et dans l’univers spirituel du peuple chinois ?Si la « sinisation de la religion » reste uniquement au niveau institutionnel, elle ne sera qu’une étape de l’histoire ; ce n’est que lorsqu’elle deviendra un processus de création culturelle, de renouveau spirituel et de dialogue entre les civilisations qu’elle pourra véritablement devenir un signe significatif de la maturation de l’Église chinoise.De Luo Wenzao aux six Évêques chinois, des documents du Concile Vatican II à *Evangelii Gaudium*, de l’« accord provisoire sino-vatican » au Document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, on peut percevoir un effort continu pour répondre aux exigences de chaque époque à travers l’annonce de l’Évangile. De même, depuis Matteo Ricci, Giulio Aleni et Martino Martini, entre la fin de la dynastie Ming et le début de celle des Qing, jusqu’à Vincent Lebbe, Celso Costantini, Carl Jung, Richard Wilhelm, Wolfgang Pauli, Teilhard de Chardin, etc., dans la première moitié du XXe siècle, les efforts considérables déployés par de nombreuses personnalités et chercheurs de l’Église occidentale pour mener à bien des œuvres de rencontre, d’intégration et de collaboration avec la société chinoise et la culture traditionnelle sont devenus un héritage durable qui continue de nous inspirer aujourd’hui encore.Ce parcours, qui s'étend sur plus de quatre siècles, se poursuit encore aujourd’hui. Peut-être, inspirée par l’esprit pastoral et évangélique de la « synodalité », l’ère de l’Église chinoise, en communion avec l’Église universelle tout en conservant ses caractéristiques autochtones authentiques, vient-elle à peine de commencer.* Prêtre, professeur d’histoire de l’Église au Grand Séminaire de Hebei
par Paul Han Qingping* Shijiazhuang – L’Agence Fides publie l’article du prêtre chinois Pauo GHan afin d’alimenter la réflexion et l’approfondissement, en vue du prochain centenaire de l’ordination de six Évêques chinois consacrés par Pie XI dans la basilique vaticane le 28 octobre 1926§§§Une commémoration du centenaireLe 28 octobre 1926, six prêtres chinois – Odorico Cheng Hede , Melchior Sun Dezhen , Joseph Hu Ruoshan , Philippe Zhao Huaiyi , Simon Zhu Kaimin et Aloysius Chen Guodi – ont été ordonnés Évêques par le pape Pie XI dans la basilique Saint-Pierre à Rome. Cet événement historique eut lieu exactement 241 ans après que le père Luo Wenzao , originaire de Fu’an, dans le Fujian, eut été consacré premier Évêque chinois en 1685.Pour l’Église catholique en Chine, la nomination de Chinois autochtones à la tête des Églises locales n’a pas été simplement une question de changement de personnel, mais une étape importante sur la voie véritable de l’indigénisation et de l’autonomie de l’Église. Cela a marqué le début de l’abandon progressif, par l’Église chinoise, de son identité d’« Église missionnaire » sous le système colonial et de « patronage » , exercé par l’Espagne et le Portugal depuis l’époque des grandes explorations, pour évoluer vers une Église locale dirigée par un clergé autochtone, s’exprimant à travers la culture chinoise et assumant sa propre mission pastorale.Un siècle plus tard, alors que nous commémorons cet événement historique, il est naturel et opportun de réfléchir à l’«Accord provisoire» signé entre la Chine et le Saint-Siège le 22 septembre 2018, concernant la nomination des Évêques. Bien que cet accord fasse encore l’objet d’ajustements, de mises à jour et d’améliorations constants et qu’il n’ait pas entièrement résolu toutes les questions complexes restées en suspens dans les relations sino-vaticanes, il a néanmoins établi un cadre opérationnel sur la question cruciale des nominations et des consécrations épiscopales. Il a ainsi contribué à surmonter les divisions de longue date au sein de l’Église, causées par l’opposition entre «légal» et «illégal» et entre «public» et «clandestin».Dans ce contexte, la « sinisation de la religion », ou plus précisément la « sinisation du catholicisme », ne devrait pas être considérée simplement comme une politique administrative ou une stratégie diplomatique ; elle devrait plutôt être envisagée comme une question complexe qui touche à l’ecclésiologie, à l’identité culturelle, à la pratique pastorale et aux modèles d’évangélisation.I. De Luo Wenzao aux six Évêques chinois : le long chemin vers une Église autochtoneNé à Fu’an, dans le Fujian, en 1616, Luo Wenzao fut baptisé dans l’Église catholique avant d’atteindre l’âge adulte. En 1654, il reçut une formation approfondie aux Philippines et fut ordonné prêtre, devenant ainsi le premier prêtre chinois. Vingt ans plus tard, en 1674, il fut nommé Évêque du Vicariat Apostolique de Nankin par le Pape Clément X, mais sa consécration fut artificiellement retardée de près de onze ans en raison de l’opposition du père Antonius Calderón, provincial dominicain de Manille. Ce n’est qu’en 1685, grâce à l’intervention directe du Saint-Siège, que Luo Wenzao fut ordonné Évêque à Guangzhou par Mgr Bernardinus della Chiesa. Peu après son ordination, en 1688 , il ordonna prêtres Wan Qiyuan, Wu Yushan et Liu Yunde, qui possédaient chacun des compétences différentes dans le domaine des études traditionnelles chinoises et des sciences et technologies occidentales. Cela démontre clairement la grande priorité et l’engagement urgent qu’il accordait à la formation d’un clergé autochtone qualifié et compétent.À première vue, l’opposition du père Calderón et de quelques autres à la nomination de Luo Wenzao comme Évêque de l’Église en Chine semblait découler de doutes quant à ses capacités personnelles et d’un mécontentement face à son soutien à la stratégie d’« adaptation culturelle » précédemment défendue par Matteo Ricci. La raison la plus profonde résidait toutefois dans les problèmes structurels qui prévalaient au sein du système missionnaire européen du XVIIe siècle. Pendant longtemps, l’œuvre missionnaire catholique a dépendu dans une large mesure des mécanismes de fonctionnement des empires coloniaux européens et des divers ordres religieux. Bien que Matteo Ricci eût proposé le principe de l’« adaptation », dans l’espoir d’enraciner le christianisme dans la culture chinoise, dans la pratique, la direction de l’Église chinoise resta entre les mains des missionnaires étrangers. Même si le nombre de prêtres autochtones augmentait constamment, ceux-ci ne parvenaient pratiquement pas à accéder à un véritable pouvoir décisionnel. De plus, les controverses politiques et diplomatiques découlant du « Padroado » ont transformé ce qui n’était au départ que des désaccords internes entre les différents camps de missionnaires européens concernant les rites traditionnels chinois en un conflit diplomatique entre la Sainte-Siège et la dynastie Qing, jetant ainsi les bases du futur « édit d’interdiction du catholicisme » promulgué par l’empereur Kangxi ; dont les effets négatifs perdurent encore aujourd’hui.À partir du XIXe siècle, avec la signature d’une série de traités inéquitables tels que le Traité de Nankin, le Traité de Wangxia et le Traité de Tianjin, le développement du catholicisme en Chine s’est trouvé de plus en plus marqué par l’expansion impérialiste. Les liens historiques complexes entre l’Église et les puissances occidentales ont rendu de plus en plus urgente la question de savoir « comment l’Église chinoise pourrait devenir véritablement l’Église du peuple chinois » . Ainsi, la consécration de six Évêques chinois en 1926 ne fut pas simplement une question de réorganisation interne à l’Église ; elle marqua la reconnaissance croissante, de la part du Saint-Siège, que l’Église universelle ne pouvait prospérer qu’en s’enracinant dans les cultures locales et en confiant sa direction au clergé autochtone. Cette vision renouvelée s’inspirait largement de la Lettre apostolique *Maximum Illud*, publiée en 1919. Après avoir été témoin de la tragédie de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle divers missionnaires à travers le monde s’étaient affrontés en raison des intérêts des différentes nations, le pape Benoît XV a non seulement souligné l’importance de former le clergé local, mais a également mis en garde contre le risque de confondre l’œuvre missionnaire avec les intérêts coloniaux.Parallèlement, le processus d’« indigénisation » de l’Église catholique a également nécessité les efforts conjoints d’un groupe de personnes visionnaires, tant chinoises qu’étrangères. Parmi celles-ci, il convient de mentionner ces figures marquantes : le père Vincent Lebbe, arrivé en Chine en 1901 et qui passa par la suite de l’ordre vincentien belge à la Congrégation chinoise locale de Saint-Jean-Baptiste ; l’Archevêque Celso Costantini, premier représentant pontifical en Chine, arrivé dans le pays en 1922, qui convoqua à Shanghai en 1924 le premier Conseil plénier de l’Église catholique et accompagna personnellement à Rome, en 1926, les six prêtres chinois susmentionnés pour leur consécration épiscopale ; Ma Xiangbo, qui a sacrifié le patrimoine familial au nom de l’éducation moderne et du patriotisme ; Ying Lianzhi, qui s’est consacré à l’éducation moderne et au journalisme ; ainsi que Lu Hongnian, Wang Suda et Chen Yuandu, qui ont su allier de manière harmonieuse la peinture traditionnelle chinoise à la foi de l’Église.Il convient de noter que Pie XI a souligné, lors de la cérémonie de consécration, que l’Église chinoise devait former son propre clergé et ses propres dirigeants. Cette ligne de pensée a ensuite été développée plus avant par le Concile Vatican II, notamment dans les encycliques *Lumen Gentium* et *Ad Gentes*, et est finalement devenue l’un des principes clés du Concile concernant la croissance et la maturité des Églises locales.II. L'accord provisoire de 2018 : une réponse réaliste aux questions historiquesSi la consécration de 1926 abordait la question de savoir « si un Chinois pouvait devenir Évêque chinois », l’« Accord provisoire » de 2018 a abordé celle de savoir « comment les Évêques chinois devraient être nommés ». Depuis la fondation de la République populaire de Chine, l’Église catholique en Chine a connu un processus de développement complexe et semé d’embûches. En raison de multiples facteurs, notamment politiques, idéologiques et liés aux relations internationales, la nomination des Évêques a longtemps été l’une des questions les plus délicates entre le Saint-Siège et la Chine.Pendant des décennies, la coexistence de l’« Église clandestine » et de l’« Église officielle », bien qu’elle ait eu des raisons pratiques liées à des conditions historiques spécifiques, a également laissé de profondes cicatrices dans la vie de l’Église : premièrement, la communion ecclésiale a été remise en question ; deuxièmement, la gouvernance de l’Église locale s’est heurtée à des difficultés ; troisièmement, une division identitaire de longue date a existé au sein de la communauté des fidèles ; quatrièmement, l’œuvre d’évangélisation a été constamment minée par des controverses politiques et diplomatiques. L’«accord provisoire » signé en 2018 n’était pas un projet institutionnel parfait, mais il reconnaissait au moins un fait fondamental : dans la Chine contemporaine, la question de la nomination des Évêques ne peut être dissociée de la structure politique actuelle de l’État, ni des principes théologiques catholiques de la succession apostolique et de la communion avec le successeur de saint Pierre. En ce sens, cet accord n’est pas un simple compromis diplomatique entre les deux parties, mais une exploration historique. Il cherche à trouver un nouvel équilibre entre la souveraineté nationale et l’universalité de l’Église.III. Réinterpréter la « sinisation de la religion » dans l’esprit du Concile Vatican IIPendant longtemps, le concept de « sinisation de la religion » a été débattu dans un contexte politique et considéré par de nombreux médias et responsables ecclésiastiques comme une « stratégie administrative » de l’État visant à contrôler la vie religieuse. Cependant, appréhender cette proposition exclusivement sous un angle politique ou idéologique conduit facilement à en négliger la signification sociale et culturelle plus profonde. Le Concile Vatican II avait déjà fourni un cadre théologique important pour clarifier la relation entre l’universalité et la catholicité de l’Église catholique et la diversité locale.Le terme théologique clé adopté par le Concile Vatican II sur ce thème est « inculturation ». Il désigne le processus par lequel l’Évangile, sans perdre son essence spirituelle, « s’implante, prend racine, germe, fleurit et porte du fruit » au sein de la langue, des valeurs, des symboles et de l’expérience historique d’un peuple donné.Plusieurs textes ont approfondi ce concept sous différents angles. Pour ne citer que quelques exemples :Le document *Sacrosanctum Concilium* affirme que, même dans la liturgie, l’Église n’entend pas imposer une uniformité rigide sur des questions qui ne concernent pas la foi ou le bien de l’ensemble de la communauté ; au contraire, elle respecte et valorise le génie et les talents des différentes races et des différents peuples. Tout ce qui, dans le mode de vie de ces peuples, n’est pas indissolublement lié à la superstition et à l’erreur, elle l’examine avec bienveillance et, si possible, le conserve intact. Parfois, en effet, elle admet ces éléments dans la liturgie elle-même, à condition qu’ils s’harmonisent avec son esprit véritable et authentique .La *Lumen Gentium* enseigne : « Mais comme le Royaume du Christ n’est pas de ce monde , l’Église, Peuple de Dieu par qui ce Royaume prend corps, ne retire rien aux richesses temporelles de quelque peuple que ce soit, au contraire, elle sert et assume toutes les capacités, les ressources et les formes de vie des peuples en ce qu’elles ont de bonVen les assumant, elle les purifie, elle les renforce, elle les élève.La Gaudium et Spes souligne : Comme de plus, de par sa mission et sa nature, l’Église n’est liée à aucune forme particulière de culture, ni à aucun système politique, économique ou social, par cette universalité même, l’Église peut être un lien très étroit entre les différentes communautés humaines et entre les différentes nations. .La constitution *Ad Gentes* affirme explicitement que, à partir de la graine qu’est la Parole de Dieu, les Églises particulières autochtones devraient être suffisamment consolidées et croître dans le monde entier, dotées d’une maturité et de forces vitales qui leur sont propres. Sous leur propre hiérarchie, avec le peuple fidèle et dotées des moyens nécessaires pour mener une vie chrétienne épanouie, elles devraient apporter leur contribution au bien de toute l’Église. En d’autres termes, la « catholicité » mise en avant par le Concile Vatican II ne consiste pas en une uniformité dans l’expression culturelle et liturgique, dans les formes d’organisation ou dans les modèles de gestion ; elle consiste plutôt, tout en préservant le cœur de la foi, à permettre aux différentes cultures et civilisations de développer leurs propres modes d’expression.Cinquante ans après le Concile Vatican II, le Pape François a encore approfondi, dans son exhortation *Evangelii Gaudium*, l’idée selon laquelle le message chrétien n’est pas une forme culturelle unique, mais peut trouver sans cesse de nouvelles expressions dans les expériences historiques des différentes nations . Cette idée, dans le Document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, dont le thème était « Pour une Église synodale : communion, participation, mission », est résumée par l’expression « unité dans la diversité », et non « uniformité » . Par conséquent, pour que la « sinisation de la religion » ait une véritable vitalité, elle ne devrait pas viser une simple adaptation du christianisme à la culture chinoise, ni constituer une assimilation complète de la religion par la culture. Elle devrait plutôt permettre une influence réciproque plus profonde entre la foi et la civilisation chinoise, tout en préservant le cœur du message évangélique.IV. Le véritable défi de la « sinisation » : de l'adaptation institutionnelle à la créativité spirituelleSi le principal problème auquel l’Église chinoise a été confrontée au XXe siècle était celui de l’indépendance institutionnelle, alors le plus grand défi pour l’Église chinoise au XXIe siècle est, à mon avis, la création spirituelle. En effet, la culture chinoise possède des ressources intellectuelles et religieuses extrêmement riches :le renai et le xiushen du confucianisme, le principe de conformité à la nature et le wuwei wubuwei du taoïsme, ainsi que la notion de nyat? et la pratique de la compassion du bouddhisme, etc., offrent tous de nouveaux espaces d’interprétation pour le christianisme.Par le passé, des missionnaires tels que Matteo Ricci, Giulio Aleni et Martino Martini se sont efforcés de trouver des points de convergence entre l’Évangile et la culture chinoise, mais ce travail reste inachevé. Aujourd’hui, ce dont l’Église chinoise a besoin, ce n’est pas simplement un recours accru à la liturgie, aux styles architecturaux et à la musique populaire chinois, mais bien la création d’une expression authentiquement chinoise de la foi chrétienne aux niveaux philosophique, théologique, anthropologique, spirituel et psychologique. Cette tâche, en réalité, transcende la notion conventionnelle d’« indigénisation » et s’inscrit dans le domaine plus vaste du dialogue authentique et de l’apprentissage mutuel entre les civilisations. À cet égard, la collaboration entre le célèbre psychologue suisse du XXe siècle Carl Jung, le sinologue et missionnaire allemand Richard Wilhelm et le prix Nobel autrichien de physique Wolfgang Pauli offre un exemple particulièrement éclairant.Wilhelm fit découvrir à la communauté intellectuelle européenne des classiques chinois tels que *Le secret de la fleur d’or : un livre chinois sur la vie* et le *I Ching* . Jung, quant à lui, s’est inspiré de ces traditions non seulement dans son travail thérapeutique auprès de Pauli pendant la crise psychologique que ce dernier traversait, mais aussi dans l’élaboration d’une vision plus large qui, encouragée par les intuitions de Pauli sur la physique moderne, a dépassé les limites du rationalisme occidental et de la science mécaniste. Selon la conception de Jung, la dynamique taoïste du yin et du yang, la pratique bouddhiste de la méditation Vipassana et l’expérience chrétienne de la conversion spirituelle ne sont pas des systèmes qui s’excluent mutuellement, mais différentes expressions des profondeurs de la psyché humaine. Ses théories sur l’individuation, son concept de synchronicité et son exploration de l’inconscient collectif ont tous été façonnés, au moins en partie, par sa rencontre avec la sagesse intemporelle de la pensée chinoise.Il convient de noter que Jung ne s’est pas contenté d’« orientaliser » le christianisme, ni d’intégrer la pensée orientale dans un cadre occidental. Au contraire, il a tenté d’établir un nouveau langage spirituel à travers la rencontre entre deux civilisations. Pour l’Église chinoise, qui est aujourd’hui confrontée à la « sinisation de la religion », cette expérience offre d’importantes pistes de réflexion : la véritable sinisation du christianisme ne consiste pas à réduire l’Évangile à des règles éthiques et à une transmission institutionnelle, ni à réduire la culture chinoise à un simple ornement religieux. Elle exige plutôt la création de nouvelles façons d’appréhender les mystères tant du cosmos que de l’existence humaine, à travers un dialogue constant et un enrichissement mutuel des grandes traditions spirituelles du monde.La contribution la plus significative de l’Église chinoise à l’avenir pourrait donc résider non pas tant dans le développement institutionnel , mais dans le fait d’offrir au monde une nouvelle perspective humaniste intégrant l’esprit chrétien, la sagesse chinoise et la conscience scientifique moderne. À cet égard, le père Pierre Teilhard de Chardin, ce prêtre jésuite français qui a vécu et travaillé en Chine pendant plus de vingt ans en tant que géologue, paléontologue, philosophe et mystique, reste une figure de référence et une source d’inspiration. Au cours des années passées en Chine, il a rédigé certains de ses ouvrages les plus influents, parmi lesquels *La Messe sur le monde*, *L’Environnement divin* et *Le Phénomène humain*.Ses paroles, écrites depuis la Chine en 1926 à son cher ami le père Auguste Valensin, restent aujourd’hui étonnamment d’actualité : « En réalité, nous ne sommes plus vraiment “catholiques” ; nous défendons plutôt un système, une secte ». Ces mots continuent d’interpeller l’Église et de l’amener à se demander si sa mission consiste simplement à préserver les structures héritées ou, plus profondément, à incarner l’universalité, l’ouverture et la vitalité créatrice que le mot « catholique » lui-même signifie.Conclusion : la véritable signification de la commémoration du centenaireEn 1685, après un parcours long et tortueux, Luo Wenzao, le premier prêtre chinois, fut ordonné premier Évêque chinois, symbolisant ainsi le début de l’« enfance » de l’Église chinoise. L’ordination de six Évêques chinois en 1926 marqua le passage de l’Église chinoise à l’« âge adulte ». L’«accord provisoire» de 2018 représente, à mon avis, les efforts constants de l’Église chinoise pour cultiver sa propre «personnalité mature».Tout comme nous commémorons aujourd’hui la consécration historique de six Évêques chinois survenue il y a un siècle, dans un siècle , la signification de la commémoration de la signature de l’« accord provisoire » sur la nomination des Évêques chinois ne résidera peut-être pas dans la relecture d’un document dont le contenu n’a pas encore été rendu public, mais dans le fait de répondre à nouveau à une question récurrente : Comment l’Église catholique en Chine peut-elle maintenir la communion avec l’Église universelle tout en s’enracinant véritablement dans la société chinoise, dans la culture chinoise et dans l’univers spirituel du peuple chinois ?Si la « sinisation de la religion » reste uniquement au niveau institutionnel, elle ne sera qu’une étape de l’histoire ; ce n’est que lorsqu’elle deviendra un processus de création culturelle, de renouveau spirituel et de dialogue entre les civilisations qu’elle pourra véritablement devenir un signe significatif de la maturation de l’Église chinoise.De Luo Wenzao aux six Évêques chinois, des documents du Concile Vatican II à *Evangelii Gaudium*, de l’« accord provisoire sino-vatican » au Document final de la XVIe Assemblée générale ordinaire du Synode des Évêques, on peut percevoir un effort continu pour répondre aux exigences de chaque époque à travers l’annonce de l’Évangile. De même, depuis Matteo Ricci, Giulio Aleni et Martino Martini, entre la fin de la dynastie Ming et le début de celle des Qing, jusqu’à Vincent Lebbe, Celso Costantini, Carl Jung, Richard Wilhelm, Wolfgang Pauli, Teilhard de Chardin, etc., dans la première moitié du XXe siècle, les efforts considérables déployés par de nombreuses personnalités et chercheurs de l’Église occidentale pour mener à bien des œuvres de rencontre, d’intégration et de collaboration avec la société chinoise et la culture traditionnelle sont devenus un héritage durable qui continue de nous inspirer aujourd’hui encore.Ce parcours, qui s'étend sur plus de quatre siècles, se poursuit encore aujourd’hui. Peut-être, inspirée par l’esprit pastoral et évangélique de la « synodalité », l’ère de l’Église chinoise, en communion avec l’Église universelle tout en conservant ses caractéristiques autochtones authentiques, vient-elle à peine de commencer.* Prêtre, professeur d’histoire de l’Église au Grand Séminaire de Hebei
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Прашањето не е дали некој во Македонија го познавал Младиќ, дали некогаш служел во Скопје или какви биле неговите ставови во одреден период од неговата кариера. Прашањето е што се случува кога во јавниот наратив за човек осуден за геноцид…

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Ambasada e SHBA-së në Prishtinë ka dalë këtë të hënë me një njoftim lidhur me demonstratën që pritet të zhvillohet të mërkurën më datë 16 shtator ditën kur do të shpallet aktgjykimi në Hagë ndaj ish-krerëve të UÇK-së, transmeton Euronews. Ambasada amerikane ka kërkuar që personeli dhe amerikanët të shmangin zonat ku është paralajmëruar të […]

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El Gobierno gallego propone ubicar 24 nuevos centros en 22 ayuntamientos gobernados por el PP y 2 en los que la alcaldía está en manos socialistasFiscalía inspecciona las residencias de mayores gallegas para proteger los derechos de las personas ingresadas El anuncio lo lanzó el presidente de la Xunta en el debate sobre el estado de la Autonomía de 2025: el Gobierno gallego se propone aumentar en 1.800 las plazas en residencias de mayores con la construcción de 24 nuevos edificios. Pero no será una ampliación de la capacidad netamente pública, sino que se hará a través de una colaboración público-privada que no se ha concretado todavía en qué va a consistir exactamente, a pesar de que el plan acaba de ser aprobado por el Consello. Este lunes el presidente gallego, Alfonso Rueda, lo presentó tras la reunión semanal de su gabinete. En la comparecencia ante la prensa destacó que, en los últimos años, se ha incrementado el número de plazas “sostenidas con fondos públicos” y volvió agradecer por su contribución a la Fundación Amancio Ortega. Las instalaciones que paga el fundador del grupo Inditex se integran en la red pública gallega, pero el Gobierno gallego no las gestiona directamente, sino que entrega la gestión a entidades de iniciativa privada. Rueda afirmó que al menos el 60% de las 1.800 nuevas plazas que se van a crear tendrán “carácter público”. La conselleira de Política Social, Fabiola García, que compareció también para presentar el plan confirmó que la iniciativa se va a llevar a cabo mediante una colaboración público-privada. En el modelo gallego existen centros que son privados, centros que son privados, pero en los que la Xunta tiene plazas concertadas y centros públicos. García expuso que se van a dividir esas 24 residencias en 12 lotes, cada uno de los cuales va a incluir una residencia principal con más de 100 plazas y otra “satélite” de menor tamaño. Van a estar localizadas en ayuntamientos próximos entre sí. Además, el plan es que sean municipios de menos de 25.000 habitantes y en los que no haya ahora plazas de este tipo. Los ayuntamientos, todos gobernados por el PP menos dos que están en manos del PSOE, tienen un plazo de un mes para adherirse y, a partir de ahí, disponen de un año para hacer efectiva la cesión de la parcela para levantar una nueva residencia. La Xunta tiene ya seleccionados los emplazamientos que le interesan. En caso de que algún ayuntamiento rechace formar parte de la iniciativa, el Gobierno buscará otra localización alternativa. La propuesta de Política social incluye ocho en la provincia de A Coruña, que son (en todos los casos se cita primero la residencia principal y después la satélite): Porto do Son y Outes; Mañón y Cariño; Carnota y Cabana de Bergantiños; y Oza Cesuras y Carral. En Lugo se proponen, por una parte, O Corgo y O Páramo, y, por la otra, O Saviñao y Folgoso do Courel. En Ourense serían Ribadavia y Castrelo de Miño y San Cibrao das Viñas y Toén. En Pontevedra la intención es levantarlas en O Porriño y Baiona; Sanxenxo y Cambados; y Marín y Moraña. Un último lote incluye Arbo (Pontevedra) y Padrenda (Ourense). La conselleira ha recordado que está también en marcha la de Ribeira (A Coruña), un proyecto que la Xunta desbloqueó solo cinco días después de la moción de censura que dio la Alcaldía de nuevo al PP.
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Hamargarren finala izango da. Anoetan jokatuko dute Realak eta Ahtleticek, urriaren 2an, 19:00etan. Antolatzaileek izan duen garapena nabarmendu dute.
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De verserende sager om spiraler og juridisk faderløse grønlandske børn er en sten i skoen for en nødvendig forsoning mellem Danmark og Grønland, hvor Trump fra sit amerikanske røverbaroni presser på. Derfor skal rigsfællesskabet gøres til et samarbejde mellem tre reelt ligevægtige lande, skriver Niels Frølich i denne artikel Indlægget Spiraler og geopolitik blev først udgivet på Solidaritet.

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