גלריה חנה לאמנות עכשווית, שדרות, מחפשת מנהל/ת ואוצר/ת במשרה חלקית הפוסט קול קורא להגשת מועמדות לתפקיד אוצר/ת לגלריה חנה לאמנות עכשווית הופיע ראשון בערב רב Erev Rav

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גלריה חנה לאמנות עכשווית, שדרות, מחפשת מנהל/ת ואוצר/ת במשרה חלקית הפוסט קול קורא להגשת מועמדות לתפקיד אוצר/ת לגלריה חנה לאמנות עכשווית הופיע ראשון בערב רב Erev Rav

par Marie-Lucile KubackiRome — « Souvent, notre identité se résume à “je suis parce que tu n’es pas” ». Pour Nicoletta Gatti, Professeure d’études bibliques à l’Université du Ghana, c’est dans cette opposition, visible aujourd’hui dans les nationalismes, les polarisations religieuses et la peur de l’étranger, que se pose une question décisive : comment la foi peut-elle contribuer à construire un sentiment d’appartenance qui n’exclut personne ? C’est à cette question qu’est consacré « Culture, Bible, Identity : Christian Faith and Interculturality », ouvrage récemment publié par la Fédération biblique catholique , fruit de la conférence internationale en ligne « Culture – Bible – Identity : Intercultural-Biblical Reflections on Christian Identity », qui s’est tenue du 21 au 23 janvier 2025. L’ouvrage est accessible gratuitement en ligne et téléchargeable sur le site de la Fédération, dans la collection universitaire « Contextual Readings of the Bible », lancée précisément avec ce premier volume.La conférence a été organisée par le Secrétariat Général de la CBF et par l’association biblique et pastorale « Verbum Domini », en collaboration avec l’Université du Ghana et l’Université Paris Lodron de Salzbourg. Ce projet a réuni des chercheurs issus de divers contextes géographiques et culturels afin d’étudier la formation de l’identité chrétienne au sein des premières communautés et son évolution dans le monde contemporain, postcolonial et pluraliste. Dans la préface, le père Jan Stefanów, Secrétaire Général de la CBF, présente cet ouvrage comme la première publication de la Fédération depuis 2008 et rappelle qu’il rassemble les contributions présentées lors du colloque. L’espoir, écrit-il, est que cet ouvrage inaugure « un parcours fécond de réflexion académique et pastorale », fondé sur une relecture contextualisée de la Parole de Dieu contenue dans l’Écriture. Stefanów souligne également le caractère international de cet ouvrage : les textes bibliques y sont relus à travers des perspectives africaines, asiatiques, européennes et latino-américaines.Un livre gratuit, fruit d’un travail communLa mise à disposition gratuite de l’ouvrage est un élément central du projet : les contributions ne sont pas réservées à un cercle de spécialistes ou aux abonnés d’une collection universitaire. La CBF déclare que ses publications sont proposées gratuitement en ligne au plus grand nombre et que le livre peut être consulté sur le site ou téléchargé. Pour Mme Gatti, cet ouvrage est le fruit d’une collaboration et d’une amitié intellectuelle. « C’est une amitié qui perdure ! », observe-t-elle dans l’interview accordée à Fides, en précisant qu’elle n’en est « que la porte-parole ». Le colloque a été le premier événement organisé par l’association « Verbum Domini », créée pour offrir un espace de coordination aux biblistes désireux de maintenir un lien avec la Fédération biblique catholique.Cet ouvrage est dirigé par Gatti et par le théologien Franz Gmainer-Pranzl, Professeur de théologie interculturelle à l’université de Salzbourg. Il s’ouvre sur l’introduction de Gatti, intitulée « A Hermeneutic Vision for Inclusive Community », et s’articule en deux parties : la première, consacrée aux méthodes et à la mission contextuelle ; la seconde, à l’exégèse interculturelle. Les contributions abordent, entre autres thèmes, la réception de l’Écriture dans les contextes pentecôtistes africains, en Inde et en Europe, et proposent des relectures de passages bibliques à travers différentes expériences culturelles. Dans la deuxième partie, consacrée à l’exégèse interculturelle, onze chercheurs relisent l’Écriture à partir de contextes concrets. Pour ne citer que quelques exemples, Agar, l’esclave égyptienne chassée dans le désert, devient la voix des femmes dalits d’Inde. Les Mages de Matthieu, voyageurs qui franchissent les frontières, interpellent un christianisme africain tenté de se refermer sur lui-même. La femme courbée de Luc 13, que Jésus appelle « fille d’Abraham », remet en question les traditions qui, aujourd’hui encore, marginalisent les femmes.La conclusion de Wojciech Szypuła fait le point sur cette réflexion. Ce parcours, explique Gatti, s’inscrit dans la continuité d’un projet antérieur, *Salvation in a Crisis-Ridden World: An Intercultural Exegetical Answer* , né de la question de savoir comment la Parole de Dieu pouvait s’adresser à un monde marqué par la crise pandémique et post-pandémique. « Nous travaillons tous dans le milieu universitaire, mais nous sommes également très engagés dans la pastorale », affirme-t-il. D’où la nécessité de « jeter un pont » entre l’enseignement et la recherche universitaire, d’une part, et les communautés et les réalités pastorales, d’autre part.La Bible dans le dialogue entre les culturesLa question qui sous-tend ce projet concerne la relation entre le message chrétien et les contextes dans lesquels il est accueilli. Comment les auteurs du Nouveau Testament ont-ils réussi à exprimer la foi dans des mondes marqués par des cultures différentes, du judaïsme à l’hellénisme, jusqu’à l’Empire romain ? Comment les premiers évangélisateurs ont-ils réussi à annoncer l’Évangile au-delà des frontières culturelles ? Et qu’est-ce qui constitue l’identité chrétienne, s’il n’existe pas de forme culturelle unique dans laquelle elle doive nécessairement se manifester ?« La Bible devient de plus en plus l’apanage des spécialistes », observe Gatti dans l’interview. Le risque, ajoute-t-il, est que le travail exégétique reste confiné aux salles de cours et n’entre pas en relation avec les personnes pour qui l’Écriture fait partie de la vie quotidienne. La proposition du projet consiste donc en un double mouvement : étudier le texte dans son contexte d’origine et le mettre en dialogue avec la culture de ceux qui le lisent aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’appliquer mécaniquement une réponse ancienne à une situation moderne, mais de laisser le texte et la communauté s’interroger mutuellement. »Gatti raconte qu’elle enseigne au Ghana, dans un contexte où la foi occupe une place centrale dans la vie publique et les expériences quotidiennes. Mais la présence de la religion n’élimine pas les divisions : l’enseignante décrit un christianisme fragmenté et rappelle que, dans ses classes, se côtoient des élèves chrétiens, musulmans et juifs. C’est aussi cette pluralité qui interpelle sa manière de lire la Bible. « J’ai pris conscience que ma façon de lire les Écritures, ma façon de concevoir la foi, était une approche qui passait par des lunettes culturelles, par exemple mes traditions chrétiennes et catholiques. J’ai compris qu’il s’agissait là d’une perspective parmi d’autres. » Lire les textes à travers d’autres expériences, ajoute-t-elle, peut révéler des aspects qu’une seule perspective ne saisit pas. « Les textes bibliques naissent d’un dialogue entre la culture d’origine et la culture d’accueil », affirme-t-elle : la lecture interculturelle n’est donc pas un ajout extérieur, mais un moyen de comprendre plus profondément le texte et son potentiel.De l’identité contre l’autre à la communionLa question de l’identité, au cœur de l’ouvrage, est également un enjeu public. Lorsque l’appartenance devient une arme, la différence est perçue comme une menace plutôt que comme une richesse. Gatti évoque le principe africain de l’Ubuntu : « Je suis parce que tu es ». Une formule qui, selon elle, s’oppose à l’idée selon laquelle une personne ou une communauté ne peut se définir qu’en s’opposant à quelqu’un d’autre. « Lorsque nous regardons l’autre à travers le prisme de la peur, celui-ci se transforme immédiatement en ennemi », dit-elle. Ce processus peut aller jusqu’à la déshumanisation : on finit par n’attribuer dignité et pleine humanité qu’à ceux qui appartiennent à sa propre nation, religion ou communauté. C’est une dynamique qui concerne la société, mais qui, prévient la bibliste, peut également toucher les Églises.L’Écriture elle-même, souligne-t-elle, ne cache pas les tensions entre ouverture et fermeture. Dans certains textes, on perçoit le souci de protéger les frontières de la communauté ; dans d’autres, des figures telles que Ruth et Jonas mettent en avant l’accueil de l’étranger et la miséricorde envers l’ennemi. Ces tensions n’autorisent pas à simplifier le texte : elles invitent plutôt à revenir à la question de savoir ce que signifie reconnaître en l’autre une personne. Dans son entretien avec Fides, Gatti indique quatre pistes qu’il juge importantes également pour la vie ecclésiale : connaître véritablement la culture dans laquelle on vit ; construire des communautés capables d’accueillir ; relire les Écritures en conciliant les textes anciens et les questions contemporaines ; et ne pas réduire la foi à un exercice intellectuel. « Le Nouveau Testament est né d’une amitié », affirme-t-il, en évoquant l’image de communautés unies par des liens capables d’attirer et d’inclure.Même les premières communautés chrétiennes, précise-t-il, n’étaient pas exemptes de conflits. Leur leçon n’est pas celle d’une concorde idéalisée, mais la possibilité de regarder les divisions en face et de les surmonter par le dialogue. « Le dialogue est toujours possible », dit Gatti, en désignant dans la capacité à se reconnaître mutuellement un espace concret pour reconstruire des liens. C’est dans cette perspective que cet ouvrage, né d’une rencontre en ligne entre des chercheurs de différents pays, tente d’apporter une contribution au-delà du cadre académique : un recueil de lectures bibliques qui cherche à explorer comment la foi peut prendre forme dans différentes cultures sans les effacer. Dans l’introduction, Gatti souhaite que cet ouvrage soit à la fois « un miroir et une carte » : un miroir des complexités de notre monde, une carte vers un avenir où la promesse d’appartenance se réalise « dans chaque communauté, dans chaque cœur, dans chaque génération ». Une invitation adressée non seulement aux spécialistes, mais à tous ceux qui, au sein de l’Église et en dehors, se demandent comment vivre leur identité sans la construire contre quelqu’un.

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par Marie-Lucile KubackiRome — « Souvent, notre identité se résume à “je suis parce que tu n’es pas” ». Pour Nicoletta Gatti, Professeure d’études bibliques à l’Université du Ghana, c’est dans cette opposition, visible aujourd’hui dans les nationalismes, les polarisations religieuses et la peur de l’étranger, que se pose une question décisive : comment la foi peut-elle contribuer à construire un sentiment d’appartenance qui n’exclut personne ? C’est à cette question qu’est consacré « Culture, Bible, Identity : Christian Faith and Interculturality », ouvrage récemment publié par la Fédération biblique catholique , fruit de la conférence internationale en ligne « Culture – Bible – Identity : Intercultural-Biblical Reflections on Christian Identity », qui s’est tenue du 21 au 23 janvier 2025. L’ouvrage est accessible gratuitement en ligne et téléchargeable sur le site de la Fédération, dans la collection universitaire « Contextual Readings of the Bible », lancée précisément avec ce premier volume.La conférence a été organisée par le Secrétariat Général de la CBF et par l’association biblique et pastorale « Verbum Domini », en collaboration avec l’Université du Ghana et l’Université Paris Lodron de Salzbourg. Ce projet a réuni des chercheurs issus de divers contextes géographiques et culturels afin d’étudier la formation de l’identité chrétienne au sein des premières communautés et son évolution dans le monde contemporain, postcolonial et pluraliste. Dans la préface, le père Jan Stefanów, Secrétaire Général de la CBF, présente cet ouvrage comme la première publication de la Fédération depuis 2008 et rappelle qu’il rassemble les contributions présentées lors du colloque. L’espoir, écrit-il, est que cet ouvrage inaugure « un parcours fécond de réflexion académique et pastorale », fondé sur une relecture contextualisée de la Parole de Dieu contenue dans l’Écriture. Stefanów souligne également le caractère international de cet ouvrage : les textes bibliques y sont relus à travers des perspectives africaines, asiatiques, européennes et latino-américaines.Un livre gratuit, fruit d’un travail communLa mise à disposition gratuite de l’ouvrage est un élément central du projet : les contributions ne sont pas réservées à un cercle de spécialistes ou aux abonnés d’une collection universitaire. La CBF déclare que ses publications sont proposées gratuitement en ligne au plus grand nombre et que le livre peut être consulté sur le site ou téléchargé. Pour Mme Gatti, cet ouvrage est le fruit d’une collaboration et d’une amitié intellectuelle. « C’est une amitié qui perdure ! », observe-t-elle dans l’interview accordée à Fides, en précisant qu’elle n’en est « que la porte-parole ». Le colloque a été le premier événement organisé par l’association « Verbum Domini », créée pour offrir un espace de coordination aux biblistes désireux de maintenir un lien avec la Fédération biblique catholique.Cet ouvrage est dirigé par Gatti et par le théologien Franz Gmainer-Pranzl, Professeur de théologie interculturelle à l’université de Salzbourg. Il s’ouvre sur l’introduction de Gatti, intitulée « A Hermeneutic Vision for Inclusive Community », et s’articule en deux parties : la première, consacrée aux méthodes et à la mission contextuelle ; la seconde, à l’exégèse interculturelle. Les contributions abordent, entre autres thèmes, la réception de l’Écriture dans les contextes pentecôtistes africains, en Inde et en Europe, et proposent des relectures de passages bibliques à travers différentes expériences culturelles. Dans la deuxième partie, consacrée à l’exégèse interculturelle, onze chercheurs relisent l’Écriture à partir de contextes concrets. Pour ne citer que quelques exemples, Agar, l’esclave égyptienne chassée dans le désert, devient la voix des femmes dalits d’Inde. Les Mages de Matthieu, voyageurs qui franchissent les frontières, interpellent un christianisme africain tenté de se refermer sur lui-même. La femme courbée de Luc 13, que Jésus appelle « fille d’Abraham », remet en question les traditions qui, aujourd’hui encore, marginalisent les femmes.La conclusion de Wojciech Szypuła fait le point sur cette réflexion. Ce parcours, explique Gatti, s’inscrit dans la continuité d’un projet antérieur, *Salvation in a Crisis-Ridden World: An Intercultural Exegetical Answer* , né de la question de savoir comment la Parole de Dieu pouvait s’adresser à un monde marqué par la crise pandémique et post-pandémique. « Nous travaillons tous dans le milieu universitaire, mais nous sommes également très engagés dans la pastorale », affirme-t-il. D’où la nécessité de « jeter un pont » entre l’enseignement et la recherche universitaire, d’une part, et les communautés et les réalités pastorales, d’autre part.La Bible dans le dialogue entre les culturesLa question qui sous-tend ce projet concerne la relation entre le message chrétien et les contextes dans lesquels il est accueilli. Comment les auteurs du Nouveau Testament ont-ils réussi à exprimer la foi dans des mondes marqués par des cultures différentes, du judaïsme à l’hellénisme, jusqu’à l’Empire romain ? Comment les premiers évangélisateurs ont-ils réussi à annoncer l’Évangile au-delà des frontières culturelles ? Et qu’est-ce qui constitue l’identité chrétienne, s’il n’existe pas de forme culturelle unique dans laquelle elle doive nécessairement se manifester ?« La Bible devient de plus en plus l’apanage des spécialistes », observe Gatti dans l’interview. Le risque, ajoute-t-il, est que le travail exégétique reste confiné aux salles de cours et n’entre pas en relation avec les personnes pour qui l’Écriture fait partie de la vie quotidienne. La proposition du projet consiste donc en un double mouvement : étudier le texte dans son contexte d’origine et le mettre en dialogue avec la culture de ceux qui le lisent aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’appliquer mécaniquement une réponse ancienne à une situation moderne, mais de laisser le texte et la communauté s’interroger mutuellement. »Gatti raconte qu’elle enseigne au Ghana, dans un contexte où la foi occupe une place centrale dans la vie publique et les expériences quotidiennes. Mais la présence de la religion n’élimine pas les divisions : l’enseignante décrit un christianisme fragmenté et rappelle que, dans ses classes, se côtoient des élèves chrétiens, musulmans et juifs. C’est aussi cette pluralité qui interpelle sa manière de lire la Bible. « J’ai pris conscience que ma façon de lire les Écritures, ma façon de concevoir la foi, était une approche qui passait par des lunettes culturelles, par exemple mes traditions chrétiennes et catholiques. J’ai compris qu’il s’agissait là d’une perspective parmi d’autres. » Lire les textes à travers d’autres expériences, ajoute-t-elle, peut révéler des aspects qu’une seule perspective ne saisit pas. « Les textes bibliques naissent d’un dialogue entre la culture d’origine et la culture d’accueil », affirme-t-elle : la lecture interculturelle n’est donc pas un ajout extérieur, mais un moyen de comprendre plus profondément le texte et son potentiel.De l’identité contre l’autre à la communionLa question de l’identité, au cœur de l’ouvrage, est également un enjeu public. Lorsque l’appartenance devient une arme, la différence est perçue comme une menace plutôt que comme une richesse. Gatti évoque le principe africain de l’Ubuntu : « Je suis parce que tu es ». Une formule qui, selon elle, s’oppose à l’idée selon laquelle une personne ou une communauté ne peut se définir qu’en s’opposant à quelqu’un d’autre. « Lorsque nous regardons l’autre à travers le prisme de la peur, celui-ci se transforme immédiatement en ennemi », dit-elle. Ce processus peut aller jusqu’à la déshumanisation : on finit par n’attribuer dignité et pleine humanité qu’à ceux qui appartiennent à sa propre nation, religion ou communauté. C’est une dynamique qui concerne la société, mais qui, prévient la bibliste, peut également toucher les Églises.L’Écriture elle-même, souligne-t-elle, ne cache pas les tensions entre ouverture et fermeture. Dans certains textes, on perçoit le souci de protéger les frontières de la communauté ; dans d’autres, des figures telles que Ruth et Jonas mettent en avant l’accueil de l’étranger et la miséricorde envers l’ennemi. Ces tensions n’autorisent pas à simplifier le texte : elles invitent plutôt à revenir à la question de savoir ce que signifie reconnaître en l’autre une personne. Dans son entretien avec Fides, Gatti indique quatre pistes qu’il juge importantes également pour la vie ecclésiale : connaître véritablement la culture dans laquelle on vit ; construire des communautés capables d’accueillir ; relire les Écritures en conciliant les textes anciens et les questions contemporaines ; et ne pas réduire la foi à un exercice intellectuel. « Le Nouveau Testament est né d’une amitié », affirme-t-il, en évoquant l’image de communautés unies par des liens capables d’attirer et d’inclure.Même les premières communautés chrétiennes, précise-t-il, n’étaient pas exemptes de conflits. Leur leçon n’est pas celle d’une concorde idéalisée, mais la possibilité de regarder les divisions en face et de les surmonter par le dialogue. « Le dialogue est toujours possible », dit Gatti, en désignant dans la capacité à se reconnaître mutuellement un espace concret pour reconstruire des liens. C’est dans cette perspective que cet ouvrage, né d’une rencontre en ligne entre des chercheurs de différents pays, tente d’apporter une contribution au-delà du cadre académique : un recueil de lectures bibliques qui cherche à explorer comment la foi peut prendre forme dans différentes cultures sans les effacer. Dans l’introduction, Gatti souhaite que cet ouvrage soit à la fois « un miroir et une carte » : un miroir des complexités de notre monde, une carte vers un avenir où la promesse d’appartenance se réalise « dans chaque communauté, dans chaque cœur, dans chaque génération ». Une invitation adressée non seulement aux spécialistes, mais à tous ceux qui, au sein de l’Église et en dehors, se demandent comment vivre leur identité sans la construire contre quelqu’un.

Cent ans après l’ordination des six premiers Évêques chinois consacrés à l’époque moderne , l’Agence Fides consacre une série de fiches documentaires à ces successeurs des apôtres et à leurs diocèses, qui ont été au cœur de cet événement décisif dans le cheminement de l’Église catholique en Chine.§§§du Professeur Liu ZhiqingFenyang - Le diocèse de Fenyang, dans la province du Shanxi, fut le troisième diocèse confié à la direction d’un membre du clergé chinois. Il fut érigé le 7 mai 1926 en tant que Vicariat Apostolique de Fenyang. Son premier Évêque, Aloysius Chen Guodi, faisait partie du premier groupe de six Évêques chinois consacrés par le pape Pie XI à Rome le 28 octobre 1926. Il avait été nommé Évêque le 10 mai 1926.1. Histoire du diocèseLe 7 mai 1926, le Vicariat Apostolique de Fenyang fut séparé du Vicariat Apostolique de Taiyuan, qui était administré par les franciscains italiens. En 1925, ce vicariat était organisé en trois décanats. Il comptait 35 187 catholiques baptisés et 48 prêtres, dont 26 étrangers et 22 Chinois. Le clergé chinois représentait donc 45,83 %.Au moment de sa création, le Vicariat Apostolique de Fenyang comptait 11 492 catholiques baptisés et 17 prêtres chinois, dont le vicaire apostolique.En juillet 1926, l’Archevêque Celso Costantini, premier délégué apostolique en Chine, se rendit à Taiyuan. Dans ses mémoires, il écrivit que sa visite au vicariat de Taiyuan avait pour but de procéder à la délimitation des nouveaux diocèses confiés au clergé local. Le Vicaire Apostolique de Taiyuan, Agapito Fiorentini , soutint de tout cœur les directives du Saint-Siège visant à confier la direction des diocèses à des évêques chinois. « Je procédai donc aux consultations finales et au choix des nouveaux Évêques », écrit Costantini dans ses mémoires .Le 11 avril 1946, le Vicariat Apostolique de Fenyang fut élevé au rang de diocèse.En 1949, le diocèse de Fenyang comprenait 15 comtés. Selon Zhao Qingyuan, auteur de la « Chronologie de la subdivision des diocèses catholiques en Chine et de la succession de leurs évêques », le diocèse comptait 139 églises et chapelles, 31 prêtres et 15 618 catholiques baptisés.2. Les Évêques du diocèseLe premier Évêque du vicariat apostolique de Fenyang fut Aloysius Chen Guodi , membre de l’Ordre des Frères Mineurs.Aloysius Chen était né le 15 novembre 1875 dans le village d’Anyang, près de Lu’an, dans le Shanxi, au sein d’une famille catholique depuis plusieurs générations. Il entra dans l'Ordre des Frères Mineurs le 4 octobre 1896 à Dongergou et fut ordonné prêtre le 15 mars 1903.Pendant neuf ans, il exerça une activité missionnaire dans le comté de Xinxian et dans d'autres localités, puis occupa le poste de secrétaire de deux évêques italiens à la tête de diocèses chinois.Outre l’enseignement du latin et de l’apologétique au séminaire de Taiyuan, Aloysius Chen dirigea également une école secondaire catholique de la ville, l’école Mingyuan.En 1911, Chen Guodi fut nommé curé de la cathédrale de Taiyuan ; en 1921, il devint archiprêtre du doyenné de Linxian, puis directeur du collège de Taiyuan.Le 10 mai 1926, Chen Guodi fut nommé vicaire apostolique de Fenyang, avec le siège titulaire d’Attuda. Le 28 octobre 1926, il reçut la consécration épiscopale dans la basilique Saint-Pierre à Rome des mains du pape Pie XI, devenant ainsi l’un des six premiers évêques chinois consacrés à l’époque moderne.En 1927, Mgr Aloysius Chen fonda le petit séminaire diocésain ; en 1928, il créa un séminaire préparatoire. La même année, il accueillit à Fenyang dix laïques consacrées de l’association caritative Baochihui provenant de la paroisse de Qingtang, dans le comté de Linxian, et fonda dans la ville un centre d’aide destiné à l’accueil et aux soins des nouveau-nés abandonnés.Il mourut le 10 mars 1930, à l’âge de 55 ans. Après la mort d’Aloysius Chen Guodi, François Liu Jinwen fut consacré Évêque du Vicariat Apostolique de Fenyang le 12 octobre 1930 ; il resta en fonction jusqu’au 15 janvier 1948 et mourut le 3 avril 1951.Le 9 juin 1949, Simon Lei Zhenxia fut consacré Évêque du diocèse de Fenyang. Arrêté en 1955, il fut condamné à mort et fusillé le 16 février 1971.3. Le développement du diocèseLe diocèse de Fenyang est né de quelques paroisses du doyenné de Fenzhoufu, qui appartenaient au Vicariat Apostolique de Taiyuan. Après 24 ans de croissance, on comptait environ 15 600 catholiques baptisés et 30 prêtres .Les statistiques relatives à l'activité pastorale et à l'évolution du diocèse au fil des années sont présentées dans le tableau ci-dessous.Tableau des statistiques pastorales du diocèse de Fenyang, 1926–1950 Periodo/Anno Vescovi Sacerdoti Religiose Popolazione cattolici stranieri cinesi straniere Cinesi 1926-1927 1 16 14 11492 1927-1928 1 18 2 12051 1928-1929 1 19 2 15605 1929-1930 1 19 2 15605 1930-1931 1 24 2 12301 1933 1 26 2 12629 1934 1 25 2 12874 1935 1 24 2.06 13239 1936 1 23 2 13645 1937 1 2 23 2 13975 1938 1 1 25 2 14550 1939 1 1 27 2 15247 1940 1 1 28 2 15197 1941 1 1 27 2 15524 1942 1 1 30 2 15949 1943 1 1 29 2 15656 1947 1 1 29 2.1 15050 1948 1 1 29 2.1 15600 1949 1 1 29 2.1 15600 1950 1 44 15600 Fonte: Les missions de Chine et du Japon, Les missions de Chine, Annuaire des Missions Catholiques de Chine.

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Cent ans après l’ordination des six premiers Évêques chinois consacrés à l’époque moderne , l’Agence Fides consacre une série de fiches documentaires à ces successeurs des apôtres et à leurs diocèses, qui ont été au cœur de cet événement décisif dans le cheminement de l’Église catholique en Chine.§§§du Professeur Liu ZhiqingFenyang - Le diocèse de Fenyang, dans la province du Shanxi, fut le troisième diocèse confié à la direction d’un membre du clergé chinois. Il fut érigé le 7 mai 1926 en tant que Vicariat Apostolique de Fenyang. Son premier Évêque, Aloysius Chen Guodi, faisait partie du premier groupe de six Évêques chinois consacrés par le pape Pie XI à Rome le 28 octobre 1926. Il avait été nommé Évêque le 10 mai 1926.1. Histoire du diocèseLe 7 mai 1926, le Vicariat Apostolique de Fenyang fut séparé du Vicariat Apostolique de Taiyuan, qui était administré par les franciscains italiens. En 1925, ce vicariat était organisé en trois décanats. Il comptait 35 187 catholiques baptisés et 48 prêtres, dont 26 étrangers et 22 Chinois. Le clergé chinois représentait donc 45,83 %.Au moment de sa création, le Vicariat Apostolique de Fenyang comptait 11 492 catholiques baptisés et 17 prêtres chinois, dont le vicaire apostolique.En juillet 1926, l’Archevêque Celso Costantini, premier délégué apostolique en Chine, se rendit à Taiyuan. Dans ses mémoires, il écrivit que sa visite au vicariat de Taiyuan avait pour but de procéder à la délimitation des nouveaux diocèses confiés au clergé local. Le Vicaire Apostolique de Taiyuan, Agapito Fiorentini , soutint de tout cœur les directives du Saint-Siège visant à confier la direction des diocèses à des évêques chinois. « Je procédai donc aux consultations finales et au choix des nouveaux Évêques », écrit Costantini dans ses mémoires .Le 11 avril 1946, le Vicariat Apostolique de Fenyang fut élevé au rang de diocèse.En 1949, le diocèse de Fenyang comprenait 15 comtés. Selon Zhao Qingyuan, auteur de la « Chronologie de la subdivision des diocèses catholiques en Chine et de la succession de leurs évêques », le diocèse comptait 139 églises et chapelles, 31 prêtres et 15 618 catholiques baptisés.2. Les Évêques du diocèseLe premier Évêque du vicariat apostolique de Fenyang fut Aloysius Chen Guodi , membre de l’Ordre des Frères Mineurs.Aloysius Chen était né le 15 novembre 1875 dans le village d’Anyang, près de Lu’an, dans le Shanxi, au sein d’une famille catholique depuis plusieurs générations. Il entra dans l'Ordre des Frères Mineurs le 4 octobre 1896 à Dongergou et fut ordonné prêtre le 15 mars 1903.Pendant neuf ans, il exerça une activité missionnaire dans le comté de Xinxian et dans d'autres localités, puis occupa le poste de secrétaire de deux évêques italiens à la tête de diocèses chinois.Outre l’enseignement du latin et de l’apologétique au séminaire de Taiyuan, Aloysius Chen dirigea également une école secondaire catholique de la ville, l’école Mingyuan.En 1911, Chen Guodi fut nommé curé de la cathédrale de Taiyuan ; en 1921, il devint archiprêtre du doyenné de Linxian, puis directeur du collège de Taiyuan.Le 10 mai 1926, Chen Guodi fut nommé vicaire apostolique de Fenyang, avec le siège titulaire d’Attuda. Le 28 octobre 1926, il reçut la consécration épiscopale dans la basilique Saint-Pierre à Rome des mains du pape Pie XI, devenant ainsi l’un des six premiers évêques chinois consacrés à l’époque moderne.En 1927, Mgr Aloysius Chen fonda le petit séminaire diocésain ; en 1928, il créa un séminaire préparatoire. La même année, il accueillit à Fenyang dix laïques consacrées de l’association caritative Baochihui provenant de la paroisse de Qingtang, dans le comté de Linxian, et fonda dans la ville un centre d’aide destiné à l’accueil et aux soins des nouveau-nés abandonnés.Il mourut le 10 mars 1930, à l’âge de 55 ans. Après la mort d’Aloysius Chen Guodi, François Liu Jinwen fut consacré Évêque du Vicariat Apostolique de Fenyang le 12 octobre 1930 ; il resta en fonction jusqu’au 15 janvier 1948 et mourut le 3 avril 1951.Le 9 juin 1949, Simon Lei Zhenxia fut consacré Évêque du diocèse de Fenyang. Arrêté en 1955, il fut condamné à mort et fusillé le 16 février 1971.3. Le développement du diocèseLe diocèse de Fenyang est né de quelques paroisses du doyenné de Fenzhoufu, qui appartenaient au Vicariat Apostolique de Taiyuan. Après 24 ans de croissance, on comptait environ 15 600 catholiques baptisés et 30 prêtres .Les statistiques relatives à l'activité pastorale et à l'évolution du diocèse au fil des années sont présentées dans le tableau ci-dessous.Tableau des statistiques pastorales du diocèse de Fenyang, 1926–1950 Periodo/Anno Vescovi Sacerdoti Religiose Popolazione cattolici stranieri cinesi straniere Cinesi 1926-1927 1 16 14 11492 1927-1928 1 18 2 12051 1928-1929 1 19 2 15605 1929-1930 1 19 2 15605 1930-1931 1 24 2 12301 1933 1 26 2 12629 1934 1 25 2 12874 1935 1 24 2.06 13239 1936 1 23 2 13645 1937 1 2 23 2 13975 1938 1 1 25 2 14550 1939 1 1 27 2 15247 1940 1 1 28 2 15197 1941 1 1 27 2 15524 1942 1 1 30 2 15949 1943 1 1 29 2 15656 1947 1 1 29 2.1 15050 1948 1 1 29 2.1 15600 1949 1 1 29 2.1 15600 1950 1 44 15600 Fonte: Les missions de Chine et du Japon, Les missions de Chine, Annuaire des Missions Catholiques de Chine.

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La educación, el trabajo y hasta las expectativas sobre la vida adulta han cambiado a una velocidad que ha dejado atrás muchas de las certezas con las que crecieron los millennials.

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La educación, el trabajo y hasta las expectativas sobre la vida adulta han cambiado a una velocidad que ha dejado atrás muchas de las certezas con las que crecieron los millennials.

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西班牙首相桑切斯周一宣布解散議會提前舉行大選。此前,上周五,議會否決了他的政府為擺脫住房危機而提出的措施。

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西班牙首相桑切斯周一宣布解散議會提前舉行大選。此前,上周五,議會否決了他的政府為擺脫住房危機而提出的措施。

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西班牙首相桑切斯周一宣布解散议会提前举行大选。此前,上周五,议会否决了他的政府为摆脱住房危机而提出的措施。

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西班牙首相桑切斯周一宣布解散议会提前举行大选。此前,上周五,议会否决了他的政府为摆脱住房危机而提出的措施。

Згодом він додав, що вже відомо про одну загиблу та 10 постраждалих у Слобідському районі Харкова.

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Згодом він додав, що вже відомо про одну загиблу та 10 постраждалих у Слобідському районі Харкова.

par Antonella PrennaArs-sur-Moselle – Des blessures laissées par les guerres qui ont dévasté la Lorraine à la recherche d’une voie vers la réconciliation en Ukraine, en Terre Sainte et dans le Golfe. La visite du Pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre dernier, a revêtu pour Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire Apostolique d’Arabie du Nord, une signification qui va bien au-delà du lien avec sa terre d’origine. Originaire d’Ars-sur-Moselle, à quelques kilomètres de Metz, l’Évêque a vécu cette rencontre avec le Pape comme une occasion de relire l’histoire de ses propres communautés et, par là même, les blessures des peuples qu’il accompagne aujourd’hui.« J’ai vécu cet événement avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme, aux côtés de tous les autres Évêques présents, y compris les étrangers », raconte-t-il à l’Agence Fides. Mgr Berardi a participé aux rencontres consacrées à l’Europe et au dialogue interreligieux organisées par le pape Léon XIV en mémoire de Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, ainsi qu’à la messe dans la cathédrale Saint-Étienne.« Pendant la messe, j’étais assis à côté d’Ihor Rantsya, Évêque des catholiques ukrainiens de rite byzantin, récemment nommé Éparque de Saint-Vladimir-le-Grand de Paris. Pour nous qui vivons la guerre chez nous, l’appel à la paix et à la réconciliation du Pape Léon XIV a résonné très fort ».C’est précisément l’histoire de Metz et de la Lorraine, terre marquée par les guerres, les déportations et les divisions, qui a offert à Mgr Berardi une clé de lecture pour appréhender les conflits contemporains.« La destruction de villages entiers causée par les trois guerres a rendu plus difficile et plus laborieuse la réconciliation à laquelle, malgré tout, les pères fondateurs de l’Europe sont parvenus. C’est pourquoi, avec Mgr Ihor Rantsya, nous nous sommes posé la question suivante : serait-il possible d’entreprendre ce même chemin de réconciliation au Moyen-Orient ou en Ukraine ? ».Le parcours européen, rappelle le Vicaire Apostolique, a été tout sauf simple. « L’histoire de ces terres témoigne de blessures profondes, de jeunes gens enrôlés de force et contraints de combattre leurs propres frères français, d’expulsions et de déportations. Aujourd’hui encore, certaines tensions se font sentir. »La réconciliation franco-allemande, souligne-t-il, n’a pas été un processus immédiat. « Autrefois, il était difficile de pardonner, puis de se réconcilier. Même s’il y a eu des moments symboliques de réconciliation franco-allemande, cela a représenté un immense effort pour la population locale. »C’est à la lumière de cette mémoire que Berardi lit aujourd’hui les paroles du Pape Léon XIV. « Elles ont été très fortes et d’une grande aide pour nous qui vivons dans des zones de conflit. Elles nous ont offert un espoir de réconciliation, possible grâce à la bonne volonté, au pardon et à la justice, en abordant également des questions concrètes telles que celles relatives aux terres, aux biens, à la présence des communautés et à l’égalité entre les personnes ».Un message qui, selon l’Évêque, pourra être repris dans les communautés chrétiennes du Golfe, d’Ukraine et de Terre Sainte. « Nous relirons ce discours dans nos communautés comme une réflexion sur la possibilité d’un chemin vers la réconciliation. Ce sera un long chemin, mais certainement important. »Pour Mgr Berardi, le thème de la guerre n’est pas une réflexion abstraite. Ars-sur-Moselle porte encore elle-même les traces des conflits du passé. « Toutes les situations de guerre et de conflit me touchent profondément. Même mon église Saint-Martin a été bombardée puis reconstruite. Le village a été détruit à 80 %. C’est donc pour moi un sujet particulièrement sensible ».C’est aussi pour cette raison que, lorsque la guerre actuelle a éclaté dans le Golfe, le vicaire apostolique a cherché à rassurer les fidèles en leur expliquant la nature différente de ce conflit.« Ce n’est pas une “guerre classique”, dans le sens où il n’y a pas d’avions qui viennent tout bombarder. C’est une guerre particulière, avec des objectifs précis, une guerre économique et de pression. Malheureusement, il est arrivé que des débris de drones abattus tombent sur des habitations, faisant même des blessés. » Mais les conséquences sur la population sont lourdes. « Beaucoup ont perdu leur emploi, beaucoup sont partis, les marchandises n’arrivent plus, le matériel n’arrive pas et les usines ferment. Nous subsistons grâce à ce qui arrive par voie terrestre depuis l’Arabie saoudite, dont le pont n’a heureusement pas été bombardé. L’économie est en difficulté et il n’est possible d’exporter ni pétrole ni gaz. »Pour Mgr Berardi, cependant, la fin des hostilités ne coïnciderait pas automatiquement avec la réconciliation. « Nous espérons toujours la paix, mais une paix sur le papier ne signifie pas guérir les blessures de la population, qui, dans cette région, sont anciennes. Pensons aux juifs, aux tensions entre chiites et sunnites, aux persécutions de certaines minorités. Et cette guerre a ravivé les tensions même au sein des communautés musulmanes elles-mêmes. »La visite à Metz a ainsi également constitué un moment de fraternité entre des pasteurs issus d’Églises vivant dans des contextes marqués par la guerre. « Pour moi, ce fut un moment de paix et de réflexion. Ici, chez moi, j’ai pu échanger avec d’autres évêques qui vivent dans des zones difficiles. Ce fut un moment de fraternité entre nous, d’autant plus que l’Église elle-même a traversé des moments difficiles. »Pour résumer, selon les mots du vicaire apostolique d’Arabie du Nord – qui comprend Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Arabie saoudite –, c’est finalement la cathédrale de Metz, avec ses vitraux qui racontent la présence et la rencontre de cultures et de civilisations différentes, qui incarne cette synthèse. « La cathédrale de Metz est une belle symphonie de diversité qui forge l’unité de la cathédrale. C’est également un exemple d’unité et de réconciliation », conclut l’évêque trinitaire.

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par Antonella PrennaArs-sur-Moselle – Des blessures laissées par les guerres qui ont dévasté la Lorraine à la recherche d’une voie vers la réconciliation en Ukraine, en Terre Sainte et dans le Golfe. La visite du Pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre dernier, a revêtu pour Mgr Aldo Berardi, O.SS.T., Vicaire Apostolique d’Arabie du Nord, une signification qui va bien au-delà du lien avec sa terre d’origine. Originaire d’Ars-sur-Moselle, à quelques kilomètres de Metz, l’Évêque a vécu cette rencontre avec le Pape comme une occasion de relire l’histoire de ses propres communautés et, par là même, les blessures des peuples qu’il accompagne aujourd’hui.« J’ai vécu cet événement avec beaucoup d’émotion et d’enthousiasme, aux côtés de tous les autres Évêques présents, y compris les étrangers », raconte-t-il à l’Agence Fides. Mgr Berardi a participé aux rencontres consacrées à l’Europe et au dialogue interreligieux organisées par le pape Léon XIV en mémoire de Robert Schuman, l’un des pères fondateurs de l’Union européenne, ainsi qu’à la messe dans la cathédrale Saint-Étienne.« Pendant la messe, j’étais assis à côté d’Ihor Rantsya, Évêque des catholiques ukrainiens de rite byzantin, récemment nommé Éparque de Saint-Vladimir-le-Grand de Paris. Pour nous qui vivons la guerre chez nous, l’appel à la paix et à la réconciliation du Pape Léon XIV a résonné très fort ».C’est précisément l’histoire de Metz et de la Lorraine, terre marquée par les guerres, les déportations et les divisions, qui a offert à Mgr Berardi une clé de lecture pour appréhender les conflits contemporains.« La destruction de villages entiers causée par les trois guerres a rendu plus difficile et plus laborieuse la réconciliation à laquelle, malgré tout, les pères fondateurs de l’Europe sont parvenus. C’est pourquoi, avec Mgr Ihor Rantsya, nous nous sommes posé la question suivante : serait-il possible d’entreprendre ce même chemin de réconciliation au Moyen-Orient ou en Ukraine ? ».Le parcours européen, rappelle le Vicaire Apostolique, a été tout sauf simple. « L’histoire de ces terres témoigne de blessures profondes, de jeunes gens enrôlés de force et contraints de combattre leurs propres frères français, d’expulsions et de déportations. Aujourd’hui encore, certaines tensions se font sentir. »La réconciliation franco-allemande, souligne-t-il, n’a pas été un processus immédiat. « Autrefois, il était difficile de pardonner, puis de se réconcilier. Même s’il y a eu des moments symboliques de réconciliation franco-allemande, cela a représenté un immense effort pour la population locale. »C’est à la lumière de cette mémoire que Berardi lit aujourd’hui les paroles du Pape Léon XIV. « Elles ont été très fortes et d’une grande aide pour nous qui vivons dans des zones de conflit. Elles nous ont offert un espoir de réconciliation, possible grâce à la bonne volonté, au pardon et à la justice, en abordant également des questions concrètes telles que celles relatives aux terres, aux biens, à la présence des communautés et à l’égalité entre les personnes ».Un message qui, selon l’Évêque, pourra être repris dans les communautés chrétiennes du Golfe, d’Ukraine et de Terre Sainte. « Nous relirons ce discours dans nos communautés comme une réflexion sur la possibilité d’un chemin vers la réconciliation. Ce sera un long chemin, mais certainement important. »Pour Mgr Berardi, le thème de la guerre n’est pas une réflexion abstraite. Ars-sur-Moselle porte encore elle-même les traces des conflits du passé. « Toutes les situations de guerre et de conflit me touchent profondément. Même mon église Saint-Martin a été bombardée puis reconstruite. Le village a été détruit à 80 %. C’est donc pour moi un sujet particulièrement sensible ».C’est aussi pour cette raison que, lorsque la guerre actuelle a éclaté dans le Golfe, le vicaire apostolique a cherché à rassurer les fidèles en leur expliquant la nature différente de ce conflit.« Ce n’est pas une “guerre classique”, dans le sens où il n’y a pas d’avions qui viennent tout bombarder. C’est une guerre particulière, avec des objectifs précis, une guerre économique et de pression. Malheureusement, il est arrivé que des débris de drones abattus tombent sur des habitations, faisant même des blessés. » Mais les conséquences sur la population sont lourdes. « Beaucoup ont perdu leur emploi, beaucoup sont partis, les marchandises n’arrivent plus, le matériel n’arrive pas et les usines ferment. Nous subsistons grâce à ce qui arrive par voie terrestre depuis l’Arabie saoudite, dont le pont n’a heureusement pas été bombardé. L’économie est en difficulté et il n’est possible d’exporter ni pétrole ni gaz. »Pour Mgr Berardi, cependant, la fin des hostilités ne coïnciderait pas automatiquement avec la réconciliation. « Nous espérons toujours la paix, mais une paix sur le papier ne signifie pas guérir les blessures de la population, qui, dans cette région, sont anciennes. Pensons aux juifs, aux tensions entre chiites et sunnites, aux persécutions de certaines minorités. Et cette guerre a ravivé les tensions même au sein des communautés musulmanes elles-mêmes. »La visite à Metz a ainsi également constitué un moment de fraternité entre des pasteurs issus d’Églises vivant dans des contextes marqués par la guerre. « Pour moi, ce fut un moment de paix et de réflexion. Ici, chez moi, j’ai pu échanger avec d’autres évêques qui vivent dans des zones difficiles. Ce fut un moment de fraternité entre nous, d’autant plus que l’Église elle-même a traversé des moments difficiles. »Pour résumer, selon les mots du vicaire apostolique d’Arabie du Nord – qui comprend Bahreïn, le Qatar, le Koweït et l’Arabie saoudite –, c’est finalement la cathédrale de Metz, avec ses vitraux qui racontent la présence et la rencontre de cultures et de civilisations différentes, qui incarne cette synthèse. « La cathédrale de Metz est une belle symphonie de diversité qui forge l’unité de la cathédrale. C’est également un exemple d’unité et de réconciliation », conclut l’évêque trinitaire.

Karl Deisseroth, Peter Hegemann eta Georg Nagel zientzialariek eskuratu dute saria. Neurozientzian «aro berri bat» ireki dutela iritzi dio Stockholmgo Karolinska institutuak.

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Karl Deisseroth, Peter Hegemann eta Georg Nagel zientzialariek eskuratu dute saria. Neurozientzian «aro berri bat» ireki dutela iritzi dio Stockholmgo Karolinska institutuak.

Amerîkayê firokên xwe yên şer (B-1 bombers) ji bingeheke esmanî ya Brîtanyayê derxistin, cihê ku berî hefteyekê pênc kes bi gumana terorê hatin desteserkirin. Serokwezîrê Brîtanyayê Andy Burnham got ku îhtîmal heye ku Îran piştgirîya vê plana teroristî dikir. Ev firok li bingeha RAF Fairford li Brîtanyayê bûn, ku cihê herî giring ê firokên Amerîkayê ye li Ewropayê. Di van demên dawî de, Amerîkayê ev bingeh ji bo êrîşkirina ser Îranê bi kar anîbû. Karbidestekî Pentagonê doh roja Yekşemê...

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Amerîkayê firokên xwe yên şer (B-1 bombers) ji bingeheke esmanî ya Brîtanyayê derxistin, cihê ku berî hefteyekê pênc kes bi gumana terorê hatin desteserkirin. Serokwezîrê Brîtanyayê Andy Burnham got ku îhtîmal heye ku Îran piştgirîya vê plana teroristî dikir. Ev firok li bingeha RAF Fairford li Brîtanyayê bûn, ku cihê herî giring ê firokên Amerîkayê ye li Ewropayê. Di van demên dawî de, Amerîkayê ev bingeh ji bo êrîşkirina ser Îranê bi kar anîbû. Karbidestekî Pentagonê doh roja Yekşemê...

Des milliers de personnes se sont rassemblées le 3 octobre dans l'Eure pour dire « stop aux pesticides » et à leurs ravages pour la santé. Retour en image sur cette manifestation qui a réuni riverains, malades, agriculteurs et salariés de la chimie. - Écologie / Reportages, Agro-industrie, Agriculture, Pesticides, Santé environnementale

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Des milliers de personnes se sont rassemblées le 3 octobre dans l'Eure pour dire « stop aux pesticides » et à leurs ravages pour la santé. Retour en image sur cette manifestation qui a réuni riverains, malades, agriculteurs et salariés de la chimie. - Écologie / Reportages, Agro-industrie, Agriculture, Pesticides, Santé environnementale

O primeiro-ministro espanhol, Pedro Sánchez, anunciou nesta segunda-feira a convocação de legislativas antecipadas para 29 de Novembro, no intuito de tentar retomar a iniciativa política e permanecer no poder após uma maioria de deputados rejeitar na semana passada as suas propostas para acabar com a crise da habitação.

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O primeiro-ministro espanhol, Pedro Sánchez, anunciou nesta segunda-feira a convocação de legislativas antecipadas para 29 de Novembro, no intuito de tentar retomar a iniciativa política e permanecer no poder após uma maioria de deputados rejeitar na semana passada as suas propostas para acabar com a crise da habitação.

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Sus versos contra Wall Street, escritos tras su viaje a Nueva York en 1929, adquieren una inquietante actualidad ante las guerras de Gaza y Ucrania, la devastación en Afganistán y las profundas desigualdades que atraviesan el mundo.

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Sus versos contra Wall Street, escritos tras su viaje a Nueva York en 1929, adquieren una inquietante actualidad ante las guerras de Gaza y Ucrania, la devastación en Afganistán y las profundas desigualdades que atraviesan el mundo.

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Federico Aramburu hiltzeagatik 26 urteko kondena ezarri zioten irailean, baina dei egitea erabaki du. Aramburu hiltzen saiatzeagatik 19 urteko kondena bildu zuen Romain Bouvierrek, eta hark ere dei egin zuen iragan astean.

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Federico Aramburu hiltzeagatik 26 urteko kondena ezarri zioten irailean, baina dei egitea erabaki du. Aramburu hiltzen saiatzeagatik 19 urteko kondena bildu zuen Romain Bouvierrek, eta hark ere dei egin zuen iragan astean.

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Ўзбекистонда «Sirojiddin Media» номи билан танилган блогер Сирожиддин Адилов 4 йилга озодликдан маҳрум қилинди. У жазони манзил-колонияда ўтайди. Жиноят ишлари бўйича Мирзачўл туман судининг 5 октябрь куни чиқарган ҳукми билан Адилов Жиноят кодексининг 165-моддаси 1-қисми — товламачилик ва 168-моддаси 2-қисми — фирибгарликда айбдор деб топилган. Ҳукм ҳозирча қонуний кучга кирмаган. Унинг устидан апелляция шикояти берилиши мумкин. Жиззах вилояти судининг расмий хабарига кўра, Сирожиддин...

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Озод Европа/Озодлик радиоси
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Ўзбекистонда «Sirojiddin Media» номи билан танилган блогер Сирожиддин Адилов 4 йилга озодликдан маҳрум қилинди. У жазони манзил-колонияда ўтайди. Жиноят ишлари бўйича Мирзачўл туман судининг 5 октябрь куни чиқарган ҳукми билан Адилов Жиноят кодексининг 165-моддаси 1-қисми — товламачилик ва 168-моддаси 2-қисми — фирибгарликда айбдор деб топилган. Ҳукм ҳозирча қонуний кучга кирмаган. Унинг устидан апелляция шикояти берилиши мумкин. Жиззах вилояти судининг расмий хабарига кўра, Сирожиддин...

Yemengo Gobernuaren estatu indarrek Sana hiriburaren aurkako «erasoaldi estrategiko bat» abiatu dutela jakinarazi dute. Hiriburua ere xitten eskuetan dago.

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Yemengo Gobernuaren estatu indarrek Sana hiriburaren aurkako «erasoaldi estrategiko bat» abiatu dutela jakinarazi dute. Hiriburua ere xitten eskuetan dago.

In a recent survey, Meduza readers named Armenia one of the most comfortable countries for Russians to emigrate to. But starting November 1, new rules for obtaining a residence permit will take effect in the republic. The authorities are introducing quotas on residence permits, moving document submission online, and for the first time setting clear financial requirements for foreign entrepreneurs. This matters for Russians: opening a sole proprietorship in Armenia and obtaining a residence permit through it is one of the most popular ways to legally remain in the country. We explain how this path works, what’s changing, and how the changes will affect Russians who have moved to the country.

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Meduza
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In a recent survey, Meduza readers named Armenia one of the most comfortable countries for Russians to emigrate to. But starting November 1, new rules for obtaining a residence permit will take effect in the republic. The authorities are introducing quotas on residence permits, moving document submission online, and for the first time setting clear financial requirements for foreign entrepreneurs. This matters for Russians: opening a sole proprietorship in Armenia and obtaining a residence permit through it is one of the most popular ways to legally remain in the country. We explain how this path works, what’s changing, and how the changes will affect Russians who have moved to the country.

Суд в России приговорил к шести годам колонии активиста из Перми Леонида Мелехина, депортированного в июле 2025 года из США. Об этом сообщает "Медиазона". Его признали виновным в "оправдании" терроризма. Поводом для дела стали два поста в телеграм-канале "Бобр. Туда и обратно (дневник иммиграции)" другого пермского активиста Юрия Боброва и комментарий в интернете (его содержание неизвестно). В посте, по данным издания, было две фотографии: на одной Мелехин на фоне пограничного перехода из...

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Суд в России приговорил к шести годам колонии активиста из Перми Леонида Мелехина, депортированного в июле 2025 года из США. Об этом сообщает "Медиазона". Его признали виновным в "оправдании" терроризма. Поводом для дела стали два поста в телеграм-канале "Бобр. Туда и обратно (дневник иммиграции)" другого пермского активиста Юрия Боброва и комментарий в интернете (его содержание неизвестно). В посте, по данным издания, было две фотографии: на одной Мелехин на фоне пограничного перехода из...

El senador Flávio Bolsonaro y el mandatario Luiz Inácio Lula da Silva deberán resolver la ecuación presidencial brasileña el 25 de octubre en un balotaje en el que el hijo del expresidente encarcelado parte como favorito luego de una primera ronda en la que superó por dos puntos porcentuales (47 a 45) al líder petista que a sus 81 años apuesta a una remontada que "movilice al centro, a los abstencionistas y a las mujeres", analisa para RFI Gaspar Estrada, miembro de la Unidad Sur Global de la London School of Economics.

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El senador Flávio Bolsonaro y el mandatario Luiz Inácio Lula da Silva deberán resolver la ecuación presidencial brasileña el 25 de octubre en un balotaje en el que el hijo del expresidente encarcelado parte como favorito luego de una primera ronda en la que superó por dos puntos porcentuales (47 a 45) al líder petista que a sus 81 años apuesta a una remontada que "movilice al centro, a los abstencionistas y a las mujeres", analisa para RFI Gaspar Estrada, miembro de la Unidad Sur Global de la London School of Economics.