Accra - « La santé est certes une question très, très complexe, et l’Église catholique a décidé de mettre en place des structures de santé dans les zones rurales », a déclaré Mgr Matthew Kwasi Gyamfi, Évêque de Sunyani et président de la Conférence épiscopale du Ghana, lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue de la réunion d’hier, 6 août, avec le ministre de la Santé, Kwabena Mintah Akandoh.Au cours de son entretien avec le ministre, Mgr Gyamfi a mis en évidence les défis auxquels sont confrontés les établissements de santé catholiques, en particulier ceux situés dans les communautés rurales. « La mise en place d’infrastructures dans les zones rurales est toujours extrêmement difficile », a déclaré l’Évêque. « Tout d’abord, l’électricité fait défaut, tout comme l’eau potable. Lorsque nous parvenons enfin à créer ces structures, nous rencontrons des difficultés pour convaincre les professionnels de santé de venir s’installer dans les zones rurales », souligne-t-il.La mise en œuvre de l’Agenda 111, un important programme d’infrastructures sanitaires au Ghana lancé sous l’ancien président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo afin d’élargir l’accès à des soins de santé de qualité, en particulier dans les districts les moins bien desservis, à la suite des lacunes mises en évidence pendant la pandémie de COVID-19, a été au cœur de l’entretien entre le président de la Conférence épiscopale du Ghana et le ministre de la Santé.Le programme prévoit la mise en service de 101 hôpitaux de district, de 6 hôpitaux régionaux dans les régions nouvellement créées, d’un hôpital régional dans la région de l’Ouest , de 2 hôpitaux psychiatriques et la rénovation de l’hôpital psychiatrique d’Accra. La réalisation de ces structures est toutefois restée en grande partie au stade des projets. Mgr Gyamfi a fait part de la volonté de l’Église de prendre en charge une partie de ces projets et de les mener à bien en collaboration avec le gouvernement et, si possible, avec des acteurs privés, mais il a ajouté qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise à ce sujet.Le gouvernement a décidé de donner la priorité à l'achèvement de 35 projets sélectionnés, choisis en fonction de leur état d'avancement, des besoins sanitaires de la population et d'une répartition régionale équitable. À cette fin, il a envisagé d'éventuelles collaborations avec la Christian Health Association of Ghana et d'autres groupes religieux afin de contribuer à la gestion ou à la mise en service de certaines structures.